Ghana - un avocat tente de bloquer la réexpulsion de migrants ouest-africains renvoyés par les États-Unis
Ghana - un avocat tente de bloquer la réexpulsion de migrants ouest-africains renvoyés par les États-Unis

À Accra, un avocat a déposé un recours visant à empêcher que 11 ressortissants ouest-africains, récemment expulsés des États-Unis vers le Ghana, ne soient renvoyés ensuite dans leurs pays d’origine. Il affirme que ces personnes risqueraient d’y subir torture, persécutions ou traitements inhumains.

Selon le président ghanéen John Dramani Mahama, son gouvernement a accepté d’accueillir temporairement des ressortissants d’autres pays d’Afrique de l’Ouest expulsés dans le cadre de la politique migratoire restrictive du président américain Donald Trump. Les autorités locales se sont engagées à faciliter leur retour vers leurs pays respectifs, un processus déjà entamé pour certains d’entre eux.

L’avocat Oliver Barker-Vormawor, auteur du recours, soutient que sur les 11 personnes concernées — originaires notamment du Nigeria, du Liberia, du Togo, de la Gambie et du Mali — au moins huit avaient obtenu par le passé une protection contre l’expulsion de la part de juges américains, en raison des risques encourus dans leurs pays.

La plainte déposée cette semaine demande à la justice ghanéenne de bloquer toute tentative de transfert vers ces États, considérant qu’un tel renvoi violerait les engagements internationaux du Ghana en matière de droits humains.

Cette affaire met en lumière les répercussions régionales de la politique migratoire américaine et pose la question du rôle du Ghana comme pays de transit dans le dispositif de réadmission, au détriment de la sécurité des migrants concernés.

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