Un groupe baptisé Amerikaners, créé par des Sud-Africains blancs désireux de bénéficier de l’offre de réinstallation du président Donald Trump, a été officiellement associé par Washington au processus de sélection des candidats, a rapporté mardi l’agence Reuters.
Le programme, lancé en février par la Maison-Blanche, prévoit l’accueil de réfugiés issus de la communauté afrikaner, présentés par Trump comme des victimes de « discriminations raciales injustes » en Afrique du Sud. Cette initiative, largement critiquée en Afrique et à l’international, est accusée de privilégier une population sur des critères raciaux et d’alimenter un discours identitaire.
Selon les informations disponibles, le groupe Amerikaners doit aider les autorités américaines à identifier les demandeurs jugés « éligibles ». Les premières familles concernées sont déjà arrivées aux États-Unis au printemps, accueillies avec des drapeaux américains à l’aéroport de Dulles, en Virginie.
En Afrique du Sud, où la question raciale demeure au cœur des tensions sociales et politiques, cette mesure a suscité une vive polémique. Le gouvernement sud-africain a dénoncé une manipulation politique et rappelé que, si des violences frappent certaines communautés, elles ne peuvent être interprétées comme une politique systématique de persécution.
De nombreux observateurs estiment que ce programme illustre la volonté de Donald Trump de renforcer sa rhétorique anti-immigration sélective, en privilégiant certains groupes ethniques au détriment d’autres, à l’approche d’échéances électorales clés.
Cette décision risque d’attiser encore davantage les débats autour des migrations, de l’équité du droit d’asile et du rôle des États-Unis dans la protection internationale des réfugiés.