La Vuelta a España a été interrompue dimanche à Madrid en raison de manifestations pro-palestiniennes visant la participation d’une équipe israélienne, ont annoncé les organisateurs. Le coureur danois Jonas Vingegaard a été désigné vainqueur, tandis que la cérémonie de podium a été annulée.
Des centaines de manifestants ont bloqué à plusieurs reprises le parcours final de la course dans la capitale espagnole, renversant des barrières métalliques et scandant des slogans contre Israël et la guerre à Gaza. Les forces de l’ordre ont tenté de repousser les protestataires, mais l’ampleur du mouvement a contraint les organisateurs à mettre fin prématurément à l’épreuve.
« La course est terminée », a indiqué un porte-parole de la Vuelta, précisant que Vingegaard a célébré sa victoire dans la voiture de son équipe.
L’événement a rapidement pris une dimension politique. Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a déclaré « admirer le peuple espagnol qui se mobilise pour des causes justes comme la Palestine ». Ces propos ont provoqué la colère d’Israël : le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a réagi en qualifiant Sanchez et son gouvernement de « honte pour l’Espagne ».
Cette édition de la Vuelta, marquée par des tensions inédites, se conclut donc sur un climat de forte polarisation entre sport, politique et solidarité internationale.