La Première ministre italienne Giorgia Meloni a proposé d’introduire un système de tirage au sort pour désigner certains membres des instances dirigeantes de la magistrature en Italy, dans le but de limiter l’influence des factions politiques au sein du système judiciaire.
Cette réforme, inspirée de pratiques historiques remontant à la Rome antique et à la Renaissance florentine, vise à briser ce que le gouvernement considère comme la domination de clans organisés parmi les magistrats.
Le projet prévoit notamment la sélection aléatoire de magistrats au sein des conseils de gouvernance du pouvoir judiciaire. La proposition constitue l’un des éléments centraux d’une réforme qui sera soumise à référendum les 22 et 23 mars.
Le projet oppose le gouvernement conservateur de Giorgia Meloni à une grande partie des juges et procureurs italiens, qui dénoncent une mesure susceptible d’affaiblir l’indépendance de la justice.
Selon plusieurs sondages récents, le camp du « non », soutenu par les principaux partis d’opposition de centre-gauche, serait actuellement en tête dans l’opinion publique, mettant en difficulté l’une des réformes phares du gouvernement.
L’initiative s’inscrit également dans un débat ancien sur l’organisation du système judiciaire italien, ravivé ces dernières années par le scandale impliquant l’ancien magistrat Luca Palamara, accusé d’avoir participé à des tractations politiques autour de nominations judiciaires.