MOSCOU, 24 juillet — Un avion de ligne russe Antonov An-24 s’est écrasé jeudi dans une région boisée de l’Extrême-Orient russe, provoquant la mort des 48 personnes à bord, dont cinq enfants. L’appareil, construit à l’époque soviétique il y a près de 50 ans, était en phase d’approche pour l’atterrissage lorsqu’il s’est abîmé au sol, ont annoncé les autorités locales et les enquêteurs.
L’accident s’est produit dans une zone densément boisée et difficilement accessible. Le fuselage calciné de l’Antonov a été localisé par un hélicoptère, et une épaisse fumée s’échappait encore du lieu du crash au moment de sa découverte. Des images aériennes publiées par les médias russes montrent une clairière creusée de force par des équipes de secours utilisant du matériel lourd pour atteindre les débris.
À bord de l’appareil se trouvaient 42 passagers, dont cinq enfants, ainsi que six membres d’équipage. Aucun survivant n’a été retrouvé, ont confirmé les autorités. Le gouverneur de la région, Vasily Orlov, a exprimé sa profonde tristesse et a assuré que tout serait mis en œuvre pour soutenir les familles des victimes.
Une enquête pénale a été ouverte pour « violation des règles de circulation et d’exploitation du transport aérien ayant entraîné la mort de plusieurs personnes par négligence ». Les enquêteurs cherchent à déterminer si des défaillances mécaniques ou des erreurs humaines ont pu jouer un rôle dans cette catastrophe.
Le président Vladimir Poutine a été informé de l’accident. Le Kremlin a adressé ses condoléances aux familles endeuillées et a appelé à « faire toute la lumière sur les causes du drame ».
Ce nouveau crash remet en lumière l’utilisation prolongée d’avions vieillissants dans certaines régions reculées de Russie. Malgré des mises à niveau ponctuelles, de nombreux appareils de conception soviétique continuent de desservir les lignes intérieures isolées, faute de renouvellement suffisant de la flotte.