Le Bureau indien d’enquête sur les accidents aériens a indiqué à la Cour suprême que la version finale de son rapport sur le crash du vol Air India 171 pourrait être prête en octobre. La catastrophe, survenue le 12 juin 2025 à Ahmedabad, avait coûté la vie à 260 personnes.

Crash d’Air India : le rapport final attendu en octobre selon les enquêteurs
Crash d’Air India : le rapport final attendu en octobre selon les enquêteurs

Le Bureau indien d’enquête sur les accidents aériens a indiqué à la Cour suprême que la version finale de son rapport sur le crash du vol Air India 171 pourrait être prête en octobre. La catastrophe, survenue le 12 juin 2025 à Ahmedabad, avait coûté la vie à 260 personnes.

L’agence indienne chargée de l’enquête, l’Aircraft Accident Investigation Bureau (AAIB), se trouve actuellement dans la « phase d’analyse » des données recueillies, selon un affidavit déposé mardi devant la Cour suprême. Cette phase devrait s’achever dans environ six semaines, ouvrant la voie à la rédaction du rapport final. Le document ne précise pas à quelle date celui-ci sera rendu public, ni ne divulgue de conclusions sur les causes du crash.

Le 12 juin 2025, un Boeing 787 Dreamliner d’Air India à destination de Londres s’était écrasé quelques secondes après son décollage de l’aéroport d’Ahmedabad, dans l’ouest de l’Inde. L’appareil était tombé à environ six kilomètres de la piste, percutant un bâtiment servant de logement aux médecins d’un campus universitaire médical, provoquant une explosion. Au total, 241 personnes à bord et 19 au sol ont péri. Un seul passager, Viswashkumar Ramesh, originaire de Leicester, a survécu.

L’AAIB avait publié un rapport préliminaire un mois après la catastrophe. Celui-ci révélait que les commutateurs de contrôle du carburant s’étaient brusquement positionnés sur « coupure » quelques secondes après le décollage, privant les moteurs de carburant et entraînant une perte totale de puissance. Les enregistrements de la boîte noire vocale du cockpit avaient capté l’un des pilotes demandant à l’autre pourquoi il avait agi ainsi, l’autre répondant qu’il n’avait rien fait. Le rapport ne précisait pas lequel des deux avait prononcé chacune de ces phrases.

Cette ambiguïté avait alimenté des spéculations dans certains médias étrangers, qui évoquaient un possible rôle du commandant de bord, le capitaine Sumeet Sabharwal. Ces articles avaient suscité de vives réactions de la part du père du pilote, des associations de pilotes indiens et de l’AAIB elle-même. L’affidavit de mardi, déposé en réponse à une plainte du père de Sabharwal réclamant une enquête indépendante, souligne que « les spéculations médiatiques attribuant une responsabilité aux pilotes ont, malheureusement, conduit certains témoins à se montrer restrictifs et peu coopératifs ».

Sur le fond de l’enquête, l’AAIB indique avoir accompli 49 des 66 étapes obligatoires pour toute investigation sur un accident aéronautique grave. Parmi les travaux réalisés figurent l’examen du site et des débris, la collecte des enregistreurs de vol, l’analyse des dossiers médicaux et des formations des membres d’équipage, ainsi qu’une évaluation de la culture organisationnelle et des facteurs humains. Une autopsie psychologique a également été conduite, et le rapport du psychologue a été remis aux enquêteurs.

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