Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé jeudi soir que le cessez-le-feu de dix jours conclu entre Israël et le Liban ouvrait la voie à une possible « paix historique » entre les deux pays, tout en posant des conditions fermes, notamment le désarmement du Hezbollah.
Cet accord, annoncé par le président américain Donald Trump, doit entrer en vigueur à partir de 23 heures, heure de Paris, et inclut le mouvement chiite libanais Hezbollah. Selon Washington, les dirigeants israélien et libanais se sont entendus sur cette trêve temporaire, destinée à apaiser les tensions à la frontière.
Benyamin Netanyahou a toutefois insisté sur les exigences d’Israël en vue d’un accord durable. Il a évoqué « deux conditions fondamentales » : d’une part le désarmement du Hezbollah, et d’autre part l’établissement d’une paix solide reposant sur un rapport de force favorable à Israël. Il a également précisé que l’armée israélienne maintiendrait sa présence dans le sud du Liban, dans une bande frontalière d’environ dix kilomètres.
Le chef du gouvernement israélien a indiqué avoir rejeté les demandes du Hezbollah, qui réclamaient un retrait total des forces israéliennes jusqu’à la frontière internationale ainsi qu’un cessez-le-feu basé sur le principe de « calme contre calme ». Ces conditions, a-t-il souligné, ne figurent pas dans l’accord actuel.
Dans ce contexte, Donald Trump a annoncé qu’une rencontre à la Maison Blanche réunissant Benyamin Netanyahou et le président libanais Joseph Aoun devrait se tenir dans les prochains jours. Cette initiative diplomatique vise à transformer la trêve en un accord plus large, susceptible de stabiliser durablement la situation entre les deux pays.
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