Les autorités brésiliennes soupçonnent une cyberattaque d’être à l’origine d’une alerte non autorisée envoyée dans la nuit de vendredi à samedi sur des téléphones portables dans plusieurs régions du pays. L’incident a conduit le gouvernement à suspendre temporairement son système national de notification d’urgence.
Selon un communiqué du Secrétariat national de la protection et de la défense civile, un message inattendu contenant le mot « misanthropie », qui désigne la haine de l’humanité, a été transmis à des utilisateurs dans plusieurs États brésiliens aux alentours de 1 h 30 du matin.
Face à cette situation inhabituelle, les autorités ont immédiatement désactivé le système de notification afin d’éviter toute nouvelle diffusion non autorisée. Le gouvernement estime qu’une intervention extérieure pourrait être à l’origine de l’envoi du message.
Les responsables brésiliens ont indiqué que l’alerte semblait avoir été déclenchée à distance, renforçant les soupçons d’un acte de piratage informatique. Une enquête a été ouverte pour déterminer comment les auteurs présumés ont pu accéder au système utilisé pour les communications d’urgence destinées à la population.
L’affaire a été transmise à la police fédérale, qui sera chargée d’identifier les responsables et d’évaluer l’ampleur de la possible intrusion. Les autorités n’ont pas encore précisé combien de personnes ont reçu le message ni quelles régions ont été les plus touchées.
Le gouvernement a assuré que le système national de notification serait remis en service dès que les vérifications de sécurité nécessaires auront été effectuées. Cet incident met en lumière les défis croissants auxquels sont confrontés les États dans la protection de leurs infrastructures numériques critiques face aux menaces cybernétiques.
Communauté
Commentaires
Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.
Soyez le premier à commenter cet article.