Accusé de tentative de coup d’État, Jair Bolsonaro veut faire de la rue son tribunal. Ce dimanche, l’ancien président brésilien convoque ses partisans à une démonstration de force sur l’avenue Paulista, à São Paulo. Objectif affiché : défendre « la liberté et la justice ». À 70 ans, le chef de file de la droite radicale risque jusqu’à 40 ans de prison pour avoir, selon les juges, piloté une « organisation criminelle » visant à se maintenir au pouvoir après sa défaite de 2022 face à Lula.
Un cortège pour contrer les juges
Samedi soir, Bolsonaro a répété qu’il était victime d’une « persécution politique », espérant encore faire lever son inéligibilité d’ici 2026. Mais la justice s’acharne : l’un de ses fils, Carlos, est désormais menacé d’inculpation dans une affaire d’espionnage illégal, menée via une « structure parallèle » au sein de l’agence de renseignements Abin. Bolsonaro aurait été le principal destinataire des données collectées.
Malgré des mobilisations moins massives qu’auparavant, l’ex-président tente de raviver la flamme. En avril, ils étaient 45 000 dans les rues, bien loin des 185 000 de février. Son ancien ministre et actuel gouverneur de São Paulo, Tarcisio de Freitas, possible prétendant pour 2026, participera au cortège, appelant à « prôner la pacification ». Mais au Brésil, la tempête judiciaire continue de gronder.