L’Espagne devrait retrouver une place au sein du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), et pourrait même prétendre à sa présidence, selon le vice-président sortant Luis de Guindos. Dans une interview accordée à un journal espagnol, ce dernier a affirmé être convaincu que Madrid obtiendra de nouveau un siège dans l’organe exécutif de l’institution.
Luis de Guindos, ancien ministre espagnol de l’Économie, doit quitter ses fonctions à la fin du mois. Il sera remplacé par le Croate Boris Vujcic, ce qui laissera temporairement l’Espagne sans représentant au directoire, une situation notable pour l’une des principales économies de la zone euro.
Cependant, cette absence pourrait être de courte durée. Trois des six sièges du directoire doivent être renouvelés l’année prochaine, dont celui de la présidente actuelle, Christine Lagarde. Ce calendrier ouvre la voie à un possible retour de l’Espagne au plus haut niveau de la BCE.
« La présidence serait sans aucun doute le meilleur résultat possible, mais le plus important est d’avoir un siège au Conseil exécutif », a déclaré de Guindos. Il a insisté sur le poids économique de son pays, rappelant que l’Espagne est la quatrième économie de la zone euro.
Selon lui, cette position justifie pleinement une représentation au sein de l’instance dirigeante de la BCE, chargée de définir la politique monétaire de la zone euro. « Il est important d’en avoir un », a-t-il souligné, évoquant l’influence stratégique associée à ce rôle.
Dans ce contexte, les déclarations de Luis de Guindos suggèrent que Madrid entend jouer un rôle actif dans les prochaines nominations, alors que se profile un renouvellement clé à la tête de l’institution monétaire européenne.
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