La Cour suprême autrichienne a confirmé la condamnation pour fraude à l’insolvabilité de l’ancien milliardaire René Benko, fondateur du groupe immobilier Signa, dans la première affaire pénale liée à l’effondrement de son empire. Il avait été condamné en première instance à deux ans de prison pour l’un des chefs d’accusation.
Dans sa décision rendue jeudi, la plus haute juridiction du pays a validé ce premier volet de la condamnation, tout en annulant partiellement le jugement sur un second chef d’accusation. La Cour a ordonné la tenue d’un nouveau procès concernant cette deuxième infraction, pour laquelle Benko avait été acquitté.
Ce nouveau procès devra aboutir à une nouvelle peine globale prenant en compte l’ensemble des décisions judiciaires. La procédure s’inscrit dans une affaire plus large liée à la faillite du groupe Signa, qui constitue l’une des plus importantes crises financières de l’histoire récente de l’Autriche.
À son apogée, le groupe fondé par René Benko contrôlait un vaste portefeuille d’actifs immobiliers et commerciaux de prestige, incluant notamment le Chrysler Building à New York ainsi que les grands magasins Selfridges au Royaume-Uni. L’effondrement du groupe à la fin de l’année 2023 a laissé derrière lui une dette estimée à environ 1,5 milliard d’euros, selon les procureurs.
Les autorités judiciaires autrichiennes considèrent cette affaire comme le point de départ des premières poursuites pénales directement liées à la faillite de Signa. L’enquête continue d’examiner les responsabilités dans ce qui est devenu la plus grande faillite jamais enregistrée en Autriche.
