Australie : un nouveau groupe de femmes et d’enfants liés à l’État islamique rapatrié depuis la Syrie
Australie : un nouveau groupe de femmes et d’enfants liés à l’État islamique rapatrié depuis la Syrie

Un deuxième groupe composé de femmes et d’enfants australiens ayant des liens présumés avec l’organisation État islamique est rentré en Australie depuis un camp de réfugiés en Syrie, selon les autorités et les médias locaux. Cette opération de rapatriement intervient quelques semaines seulement après un premier retour similaire.

Au total, six femmes et 13 enfants ont rejoint le territoire australien, avec des arrivées réparties entre Sydney et Melbourne. D’après les informations disponibles, deux femmes et sept enfants ont atterri à Melbourne mardi après-midi en provenance de Doha, tandis qu’un autre vol transportant quatre femmes et six enfants a rejoint Sydney dans la soirée.

Le gouvernement australien a précisé ne pas avoir apporté d’assistance à ce déplacement. Le ministre de l’Intérieur Tony Burke a déclaré que toute personne ayant commis des infractions pourrait être poursuivie avec la plus grande fermeté, rappelant que les autorités judiciaires appliqueront « toute la rigueur de la loi » si nécessaire.

Dans une déclaration, le ministre a également souligné que ces personnes avaient fait le choix de rejoindre une organisation terroriste dangereuse et d’exposer leurs enfants à des conditions de vie particulièrement difficiles dans des zones de conflit. Ces propos reflètent la sensibilité politique entourant le retour de ces ressortissants.

Ce rapatriement intervient après une première opération similaire menée plus tôt dans le mois, au cours de laquelle quatre femmes et neuf enfants avaient déjà été transférés depuis la Syrie. À leur arrivée, certaines des femmes avaient été immédiatement arrêtées et inculpées pour des faits graves, notamment d’esclavage ou d’infractions liées au terrorisme.

Les autorités australiennes affirment que les personnes de retour feront l’objet d’enquêtes approfondies afin de déterminer leur niveau d’implication éventuel dans les activités de l’État islamique. Les services de sécurité suivent de près ces rapatriements, alors que les camps de réfugiés en Syrie continuent d’abriter des familles liées à d’anciens combattants du groupe jihadiste.

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