Après plusieurs mois de conflit, des centaines de milliers d’habitants regagnent progressivement le sud du Liban, profitant d’une accalmie relative entre Israël et le Hezbollah. Si les plages de Tyr retrouvent peu à peu leurs visiteurs et que les commerces rouvrent leurs portes, le retour à la normale reste extrêmement précaire.
Environ 400 000 personnes déplacées ont pu rentrer chez elles depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu partiel. Mais pour beaucoup, le retour est marqué par l’ampleur des destructions. Des habitations ont été réduites à l’état de ruines, des quartiers entiers sont dévastés et de nombreuses familles doivent vivre dans une seule pièce de leur maison endommagée.
Dans plusieurs villages proches de la frontière, les habitants vivent avec la crainte permanente d’une reprise des combats. Beaucoup gardent leurs affaires prêtes à être évacuées et continuent de louer un second logement par précaution, convaincus qu’ils pourraient être contraints de fuir à nouveau.
Selon les autorités libanaises, près de 600 000 personnes restent déplacées à l’intérieur du pays, faute de pouvoir regagner leur domicile. Les besoins en reconstruction sont immenses, tandis que les infrastructures, les commerces et les services essentiels demeurent gravement affectés.
Le conflit, qui s’est intensifié au printemps 2026, a fait plus de 4 300 morts au Liban, d’après le ministère de la Santé. Malgré la baisse des violences, des frappes continuent d’être signalées dans certaines zones du sud, rappelant que la situation sécuritaire reste instable.
Pour de nombreux habitants, reconstruire leur maison représente aussi une manière de préserver leur attachement à leur terre. Malgré les risques, beaucoup affirment qu’ils resteront dans leur village, déterminés à rebâtir leur vie.
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