Attirés par les profits, certains armateurs défient les risques pour transporter du pétrole via le détroit d’Ormuz
Attirés par les profits, certains armateurs défient les risques pour transporter du pétrole via le détroit d’Ormuz

Malgré la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, certains armateurs continuent d’envoyer des pétroliers à travers le stratégique détroit d’Ormuz, bravant mines, missiles et drones dans l’espoir de profiter de profits exceptionnels liés à la flambée des prix du pétrole.

Selon des sources du secteur maritime, plusieurs armateurs grecs ont récemment affrété des navires transportant du pétrole brut ou des vracs secs dans cette zone extrêmement dangereuse. Ces traversées s’effectuent dans un contexte de fortes tensions militaires entre Iran, États-Unis et Israël, qui ont déjà entraîné des frappes et des attaques contre des navires dans la région.

La hausse spectaculaire des prix du pétrole et l’augmentation des tarifs du transport maritime ont créé une incitation financière considérable. Le conflit a perturbé un axe maritime essentiel par lequel transite près d’un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié.

Le président américain Donald Trump a exhorté les navires marchands à continuer de traverser le détroit et à « faire preuve de courage ». Toutefois, l’armée américaine a refusé d’assurer l’escorte demandée par l’industrie maritime, estimant que les risques d’attaque dans cette zone restaient trop élevés.

L’armée iranienne a de son côté menacé de fermer le détroit et a déjà frappé plusieurs navires dans le golfe Persique. Malgré ces avertissements, certains armateurs jugent que les gains potentiels peuvent compenser les dangers.

Pour ces opérateurs maritimes, le calcul reste brutal : un seul voyage réussi dans ces conditions peut rapporter plusieurs millions de dollars, même si le passage à travers l’une des routes maritimes les plus sensibles du monde n’a jamais été aussi périlleux.

Partager