La capitale cubaine, La Havane, voit ses rues envahies par des amas d’ordures, conséquence visible des pénuries de carburant qui frappent l’île. Selon les autorités locales, la collecte des déchets est fortement ralentie, alors que les États-Unis tentent de restreindre les flux pétroliers vers Cuba dans le cadre de leur politique de sanctions.
Le média d’État Cubadebate a indiqué que seulement 44 camions-poubelles sur 106 seraient actuellement opérationnels dans la capitale, faute de carburant. Résultat : cartons, sacs usagés, bouteilles en plastique et détritus divers s’accumulent aux coins des rues, attirant les insectes et dégageant une odeur persistante de déchets en décomposition.
Dans plusieurs quartiers, des habitants fouillent les tas d’ordures à la recherche de matériaux réutilisables, tandis que piétons, automobilistes et cyclistes doivent contourner ces monticules improvisés. La situation alimente le mécontentement dans un pays déjà confronté à une crise économique profonde, marquée par des pénuries récurrentes de nourriture, de médicaments et d’énergie.
Les autorités cubaines imputent ces difficultés à l’embargo américain et au durcissement des sanctions, qui compliqueraient l’approvisionnement en carburant. Washington, de son côté, affirme cibler le gouvernement cubain et ses sources de revenus, dans l’objectif de faire pression sur le régime.
Cette accumulation de déchets illustre les effets concrets de la crise énergétique sur la vie quotidienne des habitants de l’île. Alors que les infrastructures vieillissantes peinent à suivre, la question de la gestion des services publics devient un enjeu central dans un contexte social déjà fragile.