En juin 2024, Libération avait publié un article accusant (à tort) Joseph Martin, candidat du Rassemblement national dans le Morbihan, d’avoir tenu des propos antisémites. Signé par les journalistes Pierre Plottu et Maxime Macé, le papier, repris par plusieurs médias, avait provoqué une polémique immédiate et conduit le RN à désavouer son candidat.
Une fake news aux lourdes conséquences politiques
Quelques jours plus tard, le Journal du Dimanche révélait que les citations de Joseph Martin avaient été sorties de leur contexte, provoquant un contresens total. L’avocat Gilles-William Goldnadel a alors déposé plainte pour diffamation contre les deux journalistes, le directeur de la publication de Libération, Patrick Halfon, ainsi que contre la Ligue des Droits de l’Homme et le président de la région Bretagne, Gérard Chesnais, pour avoir relayé les accusations. Tous ont depuis été mis en examen.
Le quotidien de gauche n’a jamais présenté d’excuses ni retiré l’article en cause. Selon le JDD, Libération justifie sa position en affirmant que la formulation de l’article était « techniquement correcte », une manière de se protéger juridiquement. Reste que cette « erreur » aura ruiné la campagne du candidat RN, faussant une fois de plus le débat démocratique.