Karine Le Marchand est de retour sur les plateaux et dans les médias pour assurer la promotion de la nouvelle saison de Une ambition intime, son émission phare diffusée sur M6. Après une pause, le programme revient avec des figures politiques prêtes à se livrer sur leur parcours personnel. Mais ce retour n’est pas sans polémiques ni difficultés : entre invitations polémiques et refus catégoriques, les coulisses de l’émission suscitent de vifs débats.
Le retour d’une émission à succès… et à polémiques
Une ambition intime, lancée en 2016, s’est donnée pour objectif de montrer les responsables politiques sous un autre jour, loin des tribunes officielles et des débats télévisés. Emmanuel Macron, François Bayrou ou encore Marine Le Pen avaient accepté de s’y prêter à l’époque. Pour cette nouvelle saison, Karine Le Marchand voulait frapper fort en intégrant des personnalités d’actualité et controversées.
Parmi les invités confirmés figure Jordan Bardella, président du Rassemblement National, dont la participation a été vivement critiquée sur les réseaux sociaux et dans la presse.
Gabriel Attal, grand absent de cette édition
Mais au-delà des invités qui créent le buzz, c’est surtout l’absence d’un des poids lourds de la politique qui fait parler : Gabriel Attal. L’ancien Premier ministre, qui incarne une nouvelle génération politique, aurait pu être une figure centrale de cette saison. Pourtant, Karine Le Marchand a confirmé sur Europe 1, qu’il ne figurerait pas au générique.
Invitée de Thomas Isle dans l’émission Culture Médias, l’animatrice a levé le voile sur les raisons de cette absence : « Le directeur de cabinet de Gabriel Attal a refusé que Gabriel parle de sa vie amoureuse, sa vie intime, et en particulier avec… avec… (silence)… on va dire des personnes du gouvernement. Et pour moi, ce n’est pas envisageable, car cela a un lien quand même avec ‘l’ambition intime’. Donc on dit la vérité ou on ne dit pas la vérité… Du coup, on n’a pas pu le faire. »
Cette déclaration fait référence à la ligne éditoriale très précise de l’émission, qui entend établir un lien direct entre les parcours affectifs des politiques et leur engagement public. Refuser d’évoquer certains aspects personnels est donc, pour l’animatrice, rédhibitoire.
Une préparation longue et un tournage sous tension
Karine Le Marchand a également précisé que la préparation de l’émission avait nécessité plusieurs mois de travail en amont, notamment pour convaincre les politiques de se livrer, ce qui implique un tournage réalisé parfois des semaines, voire des mois, avant la diffusion. Elle a ainsi déclaré sur Europe 1 : « On travaille longtemps avec eux, on les rencontre, on discute, on explique le concept, et parfois, ça coince sur un point. Dans le cas de Gabriel Attal, c’était clair : il y avait des lignes rouges. Mais ce programme ne peut pas fonctionner si on ne va pas jusqu’au bout de l’intime. »
Si certains responsables politiques jouent le jeu, d’autres restent prudents. Plusieurs sources au sein de la majorité présidentielle confient en off leur malaise face au format : « C’est une émission qui peut très bien fonctionner pour des figures en quête de sympathie ou de réhabilitation. Mais pour un Premier ministre en exercice, c’est risqué, surtout à l’heure où la frontière entre vie publique et vie privée est de plus en plus floue. »