Énorme clash entre Pascal Praud et Vincent Meslet, directeur éditorial de Radio France : "Ou il démissionne, ou il est viré!" (CNews, Radio France, DR)
Énorme clash entre Pascal Praud et Vincent Meslet, directeur éditorial de Radio France : « Ou il démissionne, ou il est viré! » (CNews, Radio France, DR)

La guerre des médias s’intensifie. Dans une interview accordée au Parisien, Vincent Meslet, directeur éditorial de Radio France, a déclenché une tempête médiatique en s’en prenant directement à CNews et Europe 1. Selon lui, ces chaînes d’information ne sont pas des médias d’information mais des « médias militants, d’obsessions », éloignés de la rigueur journalistique et du débat contradictoire que revendique France Inter.

Le cadre dirigeant a insisté sur la proximité de valeurs entre le service public et des groupes comme TF1, M6 ou BFM/RMC, qu’il distingue radicalement de CNews et d’Europe 1. Revenant sur l’affaire Legrand-Cohen, il a accusé les deux chaînes d’avoir fabriqué un récit de toutes pièces pour attaquer Radio France. Il a même avancé que CNews avait consacré « 70 à 80 % du temps d’antenne » de son week-end à cette controverse.

Pascal Praud contre-attaque dans L’Heure des pros

Ce lundi matin, Pascal Praud n’a pas mâché ses mots en direct sur L’Heure des pros. Le présentateur de CNews et Europe 1 a jugé que l’interview de Vincent Meslet était « lunaire » et a qualifié le responsable de France Inter « d’apparatchik que personne ne connaissait avant hier ».

Estimant qu’un dirigeant du service public ne pouvait pas attaquer frontalement des médias privés financés par leurs adiences, Pascal Praud a appelé à des sanctions immédiates. « Ou il démissionne, ou il est viré », a-t-il lancé, exigeant une réaction de la ministre de la Culture, Rachida Dati. Pour le journaliste, les propos de Vincent Meslet sont « inadmissibles » et démontrent une perte totale du «sens commun».

La vidéo qui a tout déclenché

Pour rappel, une vidéo publiée par Juliette Briens, de L’Incorrect, avait révélé des propos tenus en privé par Thomas Legrand (chroniqueur à France Inter et éditorialiste à Libération) et Patrick Cohen (éditorialiste à France 5 et collaborateur de France Inter).

La séquence, enregistrée en juillet dernier lors d’un dîner avec des cadres du Parti socialiste dont Pierre Jouvet et Luc Broussy, montrait Thomas Legrand déclarant : « Nous, on fait ce qu’il faut pour Dati, Patrick et moi ». Cette phrase avait immédiatement été perçue comme l’aveu d’une volonté de nuire à Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate des Républicains à la mairie de Paris.

Face à la polémique, France Inter avait suspendu Thomas Legrand à titre conservatoire, estimant que ses propos portaient atteinte au principe d’indépendance du service public. THomas Legrand avait dans la foulée annoncer arrêter son émission politique. Patrick Cohen, lui, n’a pas été sanctionné.

De son côté, Rachida Dati avait dénoncé des “propos graves et contraires à la déontologie”, accusant des journalistes du service public et de Libération de chercher à influencer l’élection parisienne. Elle appelle désormais à des sanctions fermes et à des prises de responsabilité.

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