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Dingue ! Laurent Delahousse dans la tourmente: la CGT réclame la démission de toute l’équipe du 20 heures après les émeutes

Dingue ! Laurent Delahousse dans la tourmente: la CGT réclame la démission de toute l’équipe du 20 heures après les émeutes
Dingue ! Laurent Delahousse dans la tourmente: la CGT réclame la démission de toute l’équipe du 20 heures après les émeutes

La polémique prend une ampleur considérable au sein de France Télévisions. Après la diffusion, dimanche 18 octobre, d’un journal de 20 heures largement consacré aux violences qui ont secoué plusieurs villes françaises la veille, la CGT du groupe audiovisuel public a réclamé la démission de toute l’équipe responsable de cette édition présentée par Laurent Delahousse. Le syndicat reproche à la rédaction d’avoir accordé une place excessive aux affrontements, aux incendies et aux destructions, au détriment des revendications des manifestants. Une position particulièrement radicale, alors que les violences du 17 octobre ont provoqué d’importants dégâts et des centaines d’interpellations.

La CGT exige le départ de toute l’équipe du 20 heures

Dans un communiqué lunaire publié mardi 20 octobre, intitulé Sous les pavés, la propagande !, la CGT de France Télévisions s’en prend violemment aux choix éditoriaux du journal présenté par Laurent Delahousse. Le syndicat vise particulièrement la place accordée aux images d’affrontements, de dégradations et de destructions commises lors des manifestations du samedi 17 octobre.

La CGT accuse la rédaction d’avoir privilégié les images de violences au détriment des revendications sociales. Elle considère que le journal a contribué à discréditer les manifestants en concentrant son traitement sur les scènes de chaos.

Le syndicat estime que cette couverture ne respecte pas les exigences d’équilibre et de pluralisme du service public audiovisuel. Il précise également que cette édition ne représente pas l’opinion de l’ensemble des journalistes de France Télévisions.

La CGT formule finalement une exigence sans ambiguïté : « Toute l’équipe du 20h du 18 octobre a failli et doit démissionner. »

Cette demande vise les responsables de l’édition présentée par Laurent Delahousse, dont le journal est désormais au centre d’une contestation interne particulièrement virulente.

Montrer les violences des casseurs devient un motif de contestation

Le point de départ de cette polémique reste le traitement télévisé des événements du samedi 17 octobre. Cette journée de mobilisation contre la vie chère et la dégradation des services publics a été marquée par de nombreux incidents dans plusieurs grandes villes françaises.

À Lyon, l’office de tourisme de la place Bellecour a été incendié. À Marseille, des individus ont forcé les portes de l’hôtel de ville et pénétré dans le bâtiment. À Paris, des commerces ont été attaqués, des vitrines brisées et des véhicules incendiés, tandis que les forces de l’ordre ont essuyé des jets de projectiles.

À Limoges, la mairie a été ravagée par un violent incendie, provoquant notamment la destruction de la salle des mariages et de locaux de l’état civil. Les affrontements ont également fait des blessés parmi les manifestants et les forces de l’ordre.

France 2 a consacré une large partie de son édition du dimanche à ces événements. Le journal a montré les affrontements, les incendies et les dégradations qui ont accompagné les manifestations.

C’est précisément cette place accordée aux images de destruction que conteste la CGT. Pour le syndicat, le journal a donné une représentation déséquilibrée des manifestations, en laissant au second plan les revendications sociales des participants.

La CGT réclame également des explications à Philippe Corbé, directeur de l’information de France Télévisions, sur les responsabilités éditoriales et les suites qu’il entend donner à cette polémique.

La CFDT dénonce également France 2 et annonce une saisine déontologique

La CGT n’est pas la seule organisation syndicale à critiquer cette édition. La CFDT de France Télévisions a également publié un communiqué particulièrement sévère contre le traitement des manifestations par le service public.

Elle considère qu’une « ligne rouge déontologique » a été franchie et reproche à la rédaction d’avoir consacré une place disproportionnée aux violences.

Selon les calculs du syndicat, moins de deux minutes, sur 48 minutes de journal hors allocution présidentielle, ont été consacrées aux revendications des manifestants. La CFDT dénonce également le montage d’une prise de parole de Jean-Luc Mélenchon, qu’elle juge susceptible d’induire les téléspectateurs en erreur.

L’organisation estime que l’accumulation d’images de violences et le manque d’explications sociales ont déséquilibré la présentation des événements. Elle reproche à la rédaction d’avoir privilégié les affrontements plutôt que les raisons de la mobilisation.

Contrairement à la CGT, la CFDT ne réclame toutefois pas la démission de l’équipe du 20 heures. Elle annonce son intention de saisir la commission de déontologie afin d’examiner les conditions de réalisation de cette édition spéciale.

Le syndicat précise également que ses critiques visent les décisions éditoriales et non les journalistes envoyés sur le terrain.

Philippe Corbé, directeur de l’information, sommé de s’expliquer

Les critiques syndicales placent directement Philippe Corbé au centre de la polémique. Le directeur de l’information de France Télévisions est appelé à répondre des choix effectués pour cette édition du journal de 20 heures.

Philippe Corbé a pris la direction de l’information de France Télévisions en janvier 2026, en remplacement d’Alexandre Kara, dont le mandat avait été marqué par plusieurs controverses éditoriales. Sa nomination devait notamment permettre de renforcer la crédibilité de l’information du groupe audiovisuel public.

Quelques mois après son arrivée, le responsable se retrouve confronté à une contestation syndicale particulièrement sévère. La CGT réclame des explications sur le traitement des manifestations, tandis que la CFDT souhaite un examen déontologique de l’édition du 18 octobre.

Les critiques portent notamment sur la hiérarchisation de l’information, le temps accordé aux revendications sociales et la présentation des images de violences. À ce stade, aucune démission de l’équipe du journal n’a été annoncée.

Laurent Delahousse au cœur d’une polémique sur la liberté éditoriale

Présentateur historique des journaux du week-end de France 2, Laurent Delahousse se retrouve directement associé à cette polèmique. Le journaliste a présenté une édition consacrée à des événements qui ont profondément marqué le pays, avec des images d’affrontements et de destructions dans plusieurs villes.

La demande de démission formulée par la CGT constitue une attaque particulièrement sévère contre les responsables du journal. Le syndicat considère que les choix éditoriaux ont porté atteinte aux obligations du service public, tandis que la CFDT entend faire examiner ces décisions par les instances déontologiques.

La polémique dépasse désormais le seul reportage du 18 octobre. Elle oppose des organisations syndicales à la direction de l’information sur la place que doivent occuper les violences dans la couverture des mouvements sociaux.

Alors que les manifestations du 17 octobre ont donné lieu à des incendies, des pillages et de graves affrontements, la demande de démission de toute une équipe de journalistes pour avoir privilégié ces images pose également la question de l’indépendance des rédactions face aux pressions syndicales.

Pour Laurent Delahousse et les responsables du 20 heures, cette polémique ouvre une nouvelle période de tensions internes au sein de France Télévisions.

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