Michel Drucker réagit à la mort de Daniel Bilalian : «Il était malade depuis longtemps, mais il n’en parlait pas.»​
Michel Drucker réagit à la mort de Daniel Bilalian : «Il était malade depuis longtemps, mais il n’en parlait pas.»​

Hier, Daniel Bilalian s’est éteint à l’âge de 78 ans. Présentateur emblématique des journaux de France 2, il était devenu un pilier du service des sports.

Parmi ceux qui lui rendent hommage, Michel Drucker, son ami de longue date, s’est souvenu avec tendresse de leur complicité professionnelle et personnelle. « Je l’ai connu très tôt, mais c’est surtout lorsqu’il s’est occupé des sports que nous nous sommes rapprochés », raconte-t-il à TV Magazine. Passionné de vélo, Drucker se remémore les nombreuses tentatives de Bilalian pour le faire revenir à ses premières amours, le journalisme sportif. « Il voulait que je couvre les étapes du Tour de France. Il savait à quel point j’aimais ça. Il me disait : “Reviens, fais-le à ta façon, tu as quelque chose à apporter.”»

Un grand amateur de cigares

Dans son interview à TV Magazine, Michel Drucker a également évoqué la passion de Daniel Bilalian pour les cigares, rappelant qu’il était membre d’un petit cercle d’initiés parmi lesquels figuraient Thierry Roland, Pascal Praud, et même Christine Ockrent.

Michel Drucker a aussi parlé de leur dernière rencontre, qui remontait à plusieurs années, dans le Sud de la France. Ce jour-là, autour d’un déjeuner avec Charles Aznavour – voisin de Drucker en Provence – Daniel Bilalian était venu les rejoindre pour un café. « Ils partageaient un lien fort avec l’Arménie. Daniel parlait souvent de ses origines, il portait en lui la mémoire de ses racines. »

Daniel Bilalian, un malade discret

Très discret sur sa santé, Daniel Bilalian avait choisi de ne pas médiatiser sa maladie. « Je l’avais trouvé affaibli, mais il n’en parlait pas. Il gardait tout pour lui, sans plainte. Il n’a jamais voulu faire de son état un sujet public », à confié l’animateur de 82 ans. « Il était malade puis longtemps. est parti trop tôt. À 78 ans, on peut encore tellement faire. Il avait encore des choses à dire, à transmettre. Je pense à sa famille et à tous ceux qui l’ont aimé. »

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