Elfriede Jelinek, prix Nobel de littérature, dément avec humour la nouvelle rumeur de sa mort: «C’est la seconde fois que je suis morte»
Elfriede Jelinek, prix Nobel de littérature, dément avec humour la nouvelle rumeur de sa mort: «C’est la seconde fois que je suis morte»

La lauréate autrichienne du prix Nobel de littérature Elfriede Jelinek a été contrainte de démentir pour la seconde fois en moins d’un an une fausse annonce de sa mort, après que plusieurs médias allemands et autrichiens ont relayé l’information mardi 17 juin. La nouvelle a rapidement été démentie par l’écrivaine elle-même auprès de l’AFP, déclarant avec ironie : « Encore ? C’est la seconde fois que je suis morte. Cela m’est déjà arrivé l’année dernière. Mais je suis toujours là. »

Une fausse information partie d’un compte X

L’annonce de la mort de Jelinek, 78 ans, a été diffusée sur le réseau social X par un faux compte se présentant comme une filiale de la maison d’édition Rowohlt Verlag, l’un des principaux éditeurs en langue allemande. Ce compte, qui arborait logo et nom semblables à ceux de l’éditeur, a publié un message affirmant la disparition de l’autrice autrichienne.

De nombreux médias, dont Der Standard, ORF, et certains comptes d’information locaux sur X, ont brièvement relayé la nouvelle avant de faire marche arrière. L’émotion a également été vive sur les réseaux sociaux, où de nombreux lecteurs et lectrices ont exprimé leur tristesse, jusqu’à ce que le canular soit dévoilé.

Ce faux décès est une nouvelle opération de Tommasso Debenedetti, journaliste et professeur italien connu pour ses canulars médiatiques. Dans un second message, le même compte X a reconnu l’origine de la rumeur: « La fausse nouvelle est un canular créé par moi, le journaliste italien Tommasso Debenedetti. »

Tom Massi Debenedetti revendique depuis des années ces manipulations pour dénoncer la légèreté de certains médias face à la vérification des sources. Il a déjà « tué » fictivement des figures aussi variées que le président syrien Bachar al-Assad, les papes François et Benoît XVI, ou encore les écrivains Cormac McCarthy, Peter Handke et Milan Kundera.

En juillet 2024, une première fausse annonce de la mort de Jelinek, également orchestrée par Debenedetti, avait déjà circulé en ligne.

La maison d’édition contrainte de réagir

La véritable maison Rowohlt Verlag a rapidement publié un démenti sur ses propres réseaux sociaux, rappelant qu’elle n’avait rien à voir avec le compte frauduleux. Sur Facebook, elle a précisé : « Nous confirmons que la nouvelle de la mort d’Elfriede Jelinek est fausse. Ce compte ne nous appartient pas. »

Pour rappel, Elfriede Jelinek, prix Nobel de littérature 2004, est connue pour ses romans acérés et critiques de la société autrichienne, comme Les Amantes ou La Pianiste, adapté au cinéma par Michael Haneke…

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