Les principaux marchés boursiers du Golfe ont terminé en hausse dimanche, stimulés par la reprise des pourparlers entre les États-Unis et la Chine à Genève, qui ravivent les espoirs d’un apaisement de la guerre commerciale menaçant la stabilité de l’économie mondiale.
Selon deux sources proches du dossier citées par Reuters, de hauts responsables américains et chinois se sont réunis dimanche dans la ville suisse pour prolonger les discussions entamées la veille. Cette reprise du dialogue a été bien accueillie par les investisseurs, en particulier après les déclarations du président américain Donald Trump vendredi. Celui-ci a laissé entendre qu’un tarif de 80 % sur les produits chinois pourrait être une alternative acceptable aux taxes punitives de 145 %, ce qui a été interprété comme un assouplissement potentiel de sa position.
Au Qatar, l’indice principal a enregistré une légère progression de 0,1 %, porté par la Qatar Islamic Bank, dont le titre a grimpé de 0,9 %. En Arabie saoudite, en revanche, la tendance a été plus contrastée. L’indice de référence a cédé 0,2 %, plombé par une chute de 3,8 % du titre d’ACWA Power Company, acteur majeur des énergies renouvelables du royaume.
Le géant pétrolier Saudi Aramco a néanmoins contrebalancé cette baisse en progressant de 0,6 %. L’entreprise a annoncé un bénéfice net de 97,54 milliards de riyals (26,01 milliards de dollars) pour le premier trimestre, dépassant les attentes des analystes, qui tablaient en moyenne sur 25,36 milliards. Cette performance solide intervient malgré la baisse des prix mondiaux du pétrole.
En dehors du Golfe, la Bourse égyptienne a connu une séance difficile. L’indice EGX30 a reculé de 1,1 %, pénalisé par une large baisse des valeurs composantes, dont Commercial International Bank, en repli de 1,6 %. Ce recul intervient alors que l’inflation urbaine annuelle a légèrement accéléré en avril, atteignant 13,9 % contre 13,6 % en mars, selon l’agence nationale de statistiques CAPMAS. Une donnée qui entretient l’inquiétude quant à la pression persistante sur le pouvoir d’achat et la stabilité macroéconomique du pays.
Alors que les marchés scrutent avec attention les prochaines étapes des discussions entre Washington et Pékin, les investisseurs du Golfe semblent parier sur un scénario de détente commerciale susceptible de soutenir la croissance régionale, fortement dépendante des échanges et des matières premières.