Les principaux marchés boursiers du Golfe ont ouvert en nette baisse jeudi matin, dans le sillage d’un recul des prix du pétrole de plus de 1,5 % et d’inquiétudes croissantes sur la situation budgétaire des États-Unis. Le pétrole, pilier des économies de la région, a été affecté par des rumeurs d’une hausse imminente de la production par l’OPEP+, ce qui a semé la nervosité chez les investisseurs.
Selon les données recueillies vers 06h51 GMT, les prix du baril de Brent chutaient de 1,6 %, conséquence directe d’un rapport de Bloomberg indiquant que l’OPEP+ discutait d’un possible relèvement massif de sa production dès juillet. Cette perspective a ravivé les craintes d’un excès d’offre sur le marché, en décalage avec une demande mondiale toujours hésitante.
Les conséquences sur les places boursières du Golfe ne se sont pas fait attendre. En Arabie saoudite, l’indice de référence TASI a reculé de 0,51 %. Le marché qatarien, lui aussi très sensible aux fluctuations pétrolières, perdait 0,56 %. Dubaï, qui avait atteint un sommet historique plus tôt dans la semaine, cédait 0,12 %, tandis qu’Abou Dhabi enregistrait un léger repli de 0,01 %.
Au-delà des facteurs liés au pétrole, les investisseurs régionaux gardent un œil attentif sur Washington, où la nouvelle loi fiscale du président américain Donald Trump devrait être soumise au vote dans les prochaines heures. Cette réforme, critiquée pour ses implications sur le déficit public, pourrait gonfler la dette fédérale américaine de 3 800 milliards de dollars, portant le total à plus de 36 000 milliards. Une situation qui accentue la volatilité sur les marchés mondiaux et alimente les craintes d’un durcissement monétaire prolongé aux États-Unis.
Dans ce climat d’incertitude, les investisseurs du Golfe semblent enclins à la prudence, optant pour une réduction de leur exposition aux actifs risqués. Le repli généralisé des indices de la région témoigne d’une sensibilité accrue aux évolutions géopolitiques et économiques mondiales, en particulier celles qui influencent la demande en énergie et la stabilité des marchés obligataires internationaux.