Le pétrole repart à la hausse grâce à l’optimisme né des négociations entre Washington et Pékin
Le pétrole repart à la hausse grâce à l’optimisme né des négociations entre Washington et Pékin

Les cours du pétrole ont progressé lundi matin, portés par des avancées apparentes dans les discussions commerciales entre les États-Unis et la Chine, qui ravivent l’espoir d’une résolution de leur conflit économique. Les deux premières puissances mondiales, également les plus grands consommateurs de brut au monde, ont terminé leur dernier cycle de négociations sur une note jugée positive par les observateurs.

Peu après 5h00 GMT, les contrats à terme sur le Brent ont gagné 43 cents, soit 0,67 %, atteignant 64,34 dollars le baril. De leur côté, les contrats sur le WTI américain ont augmenté de 48 cents (0,79 %), s’élevant à 61,50 dollars. Ces hausses s’inscrivent dans la continuité d’une progression hebdomadaire de plus de 4 % la semaine précédente, après une série d’annonces jugées rassurantes par les marchés, notamment un accord entre les États-Unis et le Royaume-Uni, qui a réduit les craintes d’un durcissement commercial mondial.

À l’issue des discussions de dimanche, les responsables américains ont évoqué un « accord » visant à réduire le déficit commercial des États-Unis, tandis que leurs homologues chinois ont salué un « consensus important ». Aucun détail concret n’a toutefois été communiqué sur les termes des négociations, qui se sont tenues avec le vice-Premier ministre chinois He Lifeng. Une déclaration conjointe est attendue dans la journée de lundi.

L’amélioration du climat commercial entre ces deux géants pourrait relancer les échanges mondiaux, ce qui, à terme, stimulerait la demande en pétrole. « L’optimisme né des discussions constructives entre les États-Unis et la Chine soutient le marché, mais les gains restent limités par l’absence de détails précis et par les prévisions d’une hausse de la production de l’OPEP », a commenté Toshitaka Tazawa, analyste chez Fujitomi Securities.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés, regroupés sous l’appellation OPEP+, prévoient en effet d’accélérer l’augmentation de leur production en mai et en juin, ce qui pourrait alourdir l’offre mondiale. Pourtant, selon une enquête menée par Reuters, la production de l’OPEP a légèrement reculé en avril, atténuant l’impact immédiat de cette annonce.

En parallèle, les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran autour du programme nucléaire de Téhéran se poursuivent. Une nouvelle session de discussions est prévue, après une réunion à Oman ce week-end. Si un accord venait à être trouvé, il pourrait permettre une reprise des exportations iraniennes de pétrole, contribuant ainsi à détendre les tensions sur l’offre mondiale — un facteur susceptible de peser sur les prix à moyen terme.

Enfin, les données publiées vendredi par la société de services pétroliers Baker Hughes indiquent que le nombre de plateformes pétrolières et gazières en activité aux États-Unis est tombé à son plus bas niveau depuis janvier. Ce recul pourrait limiter l’offre américaine et, dans un marché déjà sensible à la moindre variation, jouer un rôle de soutien sur les prix.

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