Le Bitcoin a franchi jeudi pour la première fois la barre symbolique des 124 000 dollars, atteignant même brièvement 124 500 dollars avant de se stabiliser autour de 123 600 dollars. Ce nouveau record s’explique par la combinaison d’une Bourse américaine en pleine forme, avec des indices S&P 500 et Nasdaq à des niveaux inédits, et par un climat politique et réglementaire particulièrement favorable aux cryptomonnaies aux États-Unis. Depuis plusieurs mois, la tendance est résolument haussière, portée par l’intérêt croissant des investisseurs institutionnels et par des signaux positifs venus de Washington.
Trump, catalyseur de la hausse
Le président américain Donald Trump joue un rôle majeur dans cette dynamique. En mettant fin aux restrictions qui limitaient les relations entre banques et entreprises de cryptomonnaie, il a ouvert un accès plus large au système financier traditionnel. Sa politique, perçue comme pro-Bitcoin, renforce la confiance des investisseurs et laisse entrevoir une intégration plus rapide des cryptomonnaies dans l’économie nationale. Les dernières batailles juridiques menées par le régulateur américain étant closes, le marché bénéficie d’une stabilité réglementaire rare, un élément clé pour attirer des capitaux massifs.
Cette poussée pourrait se prolonger si Trump confirme sa volonté d’alléger encore les contraintes pesant sur le secteur. Avec un marché dopé par les politiques pro-business et un intérêt institutionnel qui ne faiblit pas, le Bitcoin se trouve dans un contexte inédit qui pourrait bien repousser encore ses limites dans les semaines à venir. Les prochains seuils psychologiques, à 125 000 puis 130 000 dollars, pourraient être atteints plus vite que prévu si la tendance actuelle se maintient.