Alors que les professionnels de l’immobilier célébraient depuis le début de l’année un retour progressif des acheteurs, la tendance pourrait se briser net. La baisse des taux de crédit immobilier semble avoir atteint un plancher. Après plusieurs mois de repli, les courtiers observent désormais une stagnation, voire une légère remontée. En juillet, le taux moyen sur vingt ans est passé de 3,04 % à 3,05 %, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Ce mois d’août confirme la tendance. Pour Julien Langlade, président du courtier Cafpi, cette hausse pourrait se poursuivre dans les dix-huit mois à venir, à hauteur de 0,3 point de pourcentage.
Le poids croissant de la dette française
En toile de fond, c’est le coût de l’endettement de l’État français qui impacte directement les taux des crédits accordés aux particuliers. Le taux d’emprunt de la France à dix ans est passé de 3,24 % début juillet à 3,40 % début août. Une évolution qui alourdit la facture pour les banques, contraintes de répercuter ces coûts sur leurs offres de prêt immobilier. Résultat : la marge de manœuvre des établissements bancaires se réduit, fragilisant les conditions d’accès au crédit. Un coup de frein potentiel sur un marché immobilier à peine relancé, et dont l’équilibre reste encore précaire.