La Banque de France vient de fixer les plafonds que les banques ne pourront pas dépasser pour accorder des crédits immobiliers au quatrième trimestre 2025. Ces taux d’usure, publiés chaque trimestre, confirment une tendance engagée depuis plusieurs mois : les limites reculent, traduisant le reflux progressif du coût de l’emprunt. Seule exception dans ce mouvement général, les prêts à taux fixe sur 20 ans et plus. Leur plafond reste quasiment stable, à 5,09 % (contre 5,08 % au trimestre précédent), alors qu’il atteignait encore 5,67 % en début d’année. Une stagnation qui tranche avec les autres durées de prêts, toutes orientées à la baisse.
Des reculs sensibles selon les durées
Pour les crédits à taux fixe inférieurs à dix ans, le seuil légal s’établit désormais à 4,23 %, contre 4,32 % entre juillet et septembre et 4,51 % au deuxième trimestre. Les prêts compris entre dix et vingt ans reculent encore plus nettement, de 5,03 % à 4,71 %. Même tendance du côté des taux variables, limités à 5,25 % (contre 5,37 % auparavant). Les prêts relais, utilisés pour financer l’achat d’un bien avant la revente de l’ancien, ne pourront pas dépasser 6,21 %, soit une légère baisse par rapport aux 6,31 % du trimestre précédent.
Un mouvement suivi par les banques
Sans surprise, les taux effectivement pratiqués sur le marché accompagnent ce repli. Pour les emprunts de dix à vingt ans, la moyenne a glissé à 3,53 % au troisième trimestre, contre 3,77 % quelques mois plus tôt. Ces chiffres marquent une respiration bienvenue après deux années de flambée des taux, qui avaient brutalement freiné la capacité d’achat immobilier des ménages. La détente reste toutefois relative : les plafonds, comme les taux appliqués par les banques, demeurent sensiblement supérieurs à ceux observés avant 2022.