Sonia Mabrouk prend la tête de « Pensée libre » chez Fayard : une nouvelle collection d’essais pour bousculer le débat public
Sonia Mabrouk prend la tête de « Pensée libre » chez Fayard : une nouvelle collection d’essais pour bousculer le débat public

Journaliste en vue sur CNews et Europe 1, Sonia Mabrouk ajoute une nouvelle corde à son arc. Elle dirigera à partir de l’automne 2025 une collection d’essais aux éditions Fayard baptisée Pensée libre. Une initiative éditoriale qui entend donner la parole à ceux qui osent défier le consensus.

Une ambition intellectuelle affirmée

À travers Pensée libre, Fayard souhaite ouvrir un espace aux idées qui interrogent, provoquent ou remettent en question les certitudes dominantes. La maison d’édition revendique une tradition d’ouvrages de société ancrés dans les débats contemporains. Sonia Mabrouk, choisie pour incarner cette ligne audacieuse, promet d’y faire rayonner sa conception d’un dialogue rigoureux, « au service d’une pensée forte et assumée ».

Les premiers titres de la collection sont attendus à l’automne. Si les noms des auteurs restent pour l’instant confidentiels, la collection bénéficiera du soutien d’un comité éditorial qui réunira tous les deux mois des personnalités issues du monde intellectuel, politique et médiatique. L’objectif : sélectionner des textes à forte portée critique, sans céder aux dogmes ni à la complaisance.

Sonia Mabrouk, du micro au livre

Romancière et essayiste, Sonia Mabrouk s’est déjà illustrée dans le champ éditorial avec des ouvrages comme Le Monde ne tourne pas rond, ma petite-fille ou Et si demain tout s’inversait. Elle y explore les failles du monde contemporain, les tensions identitaires ou les dérives du relativisme. Avec Pensée libre, elle passe de l’écriture à la direction littéraire, forte d’une vision qui mêle exigence intellectuelle et volonté de décloisonner le débat.

Figure clivante du paysage audiovisuel français, Sonia Mabrouk a souvent été au cœur de controverses médiatiques. Mais pour Fayard, c’est justement sa capacité à poser les questions que d’autres évitent qui fait d’elle une directrice de collection à la hauteur du projet. « L’indépendance, la rigueur et la hauteur de vue » sont les qualités mises en avant par Lise Boëll, présidente de Fayard depuis 2024, pour justifier ce choix.

Une collection dans l’air du temps

L’initiative intervient dans un contexte marqué par de vives polémiques autour de la liberté d’expression, du pluralisme intellectuel ou encore des dérives de la « cancel culture ». La maison Fayard, désormais dans l’orbite du groupe Bolloré, affiche avec Pensée libre une volonté claire : proposer des essais qui affrontent les controverses de front, sans se réfugier dans le consensus mou.

Si cette orientation suscite déjà des réactions critiques, elle s’inscrit aussi dans un repositionnement stratégique de la maison, qui a récemment attiré des figures comme Jordan Bardella, Philippe de Villiers ou Alain de Benoist. À travers Pensée libre, Fayard entend assumer son rôle d’acteur du débat d’idées, quitte à susciter des remous.

À quoi s’attendre à l’automne ?

Trois premiers ouvrages sont annoncés pour la rentrée, sans titres ni auteurs dévoilés pour l’instant. La ligne éditoriale promet de couvrir un large spectre : société, culture, géopolitique, questions identitaires… avec un mot d’ordre : refuser le prêt-à-penser. La sélection des textes se fera en concertation avec le comité éditorial, garant d’un certain équilibre dans les opinions représentées, selon la maison.

En confiant à Sonia Mabrouk cette direction, Fayard parie sur une personnalité médiatique à forte notoriété. Reste à savoir si Pensée libre saura s’imposer dans un paysage éditorial déjà dense, entre les tribunes d’actualité et les essais à vocation polémique. Quoi qu’il en soit, la collection devrait faire parler d’elle – et c’est probablement exactement ce que cherchent ses initiateurs.

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