Michel Houellebecq fracasse le wokisme et enterre le christianisme en Europe
Michel Houellebecq fracasse le wokisme et enterre le christianisme en Europe

Fidèle à ses provocations assumées, Michel Houellebecq a préféré un café parisien à une rencontre au Vatican pour livrer ses réflexions au journal danois Information. Dans cet entretien-fleuve, l’écrivain brosse un tableau sans illusion de l’Occident : le christianisme, qu’il dit aimer malgré son athéisme, est selon lui condamné à disparaître en Europe. Il déplore un monde où les caricatures religieuses ne sont plus tolérées et considère que « les assassins ont gagné », allusion directe aux attentats contre Charlie Hebdo. En revanche, il estime que l’islam est en pleine expansion, confirmant selon lui les intuitions de son roman Soumission.

Le wokisme comme mirage et Poutine sans danger

Mais c’est sur le wokisme que Houellebecq surprend encore : il qualifie ce courant idéologique de « légende urbaine », affirmant ne jamais avoir croisé de vrais militants wokes. Selon lui, la gauche reste dominante en France, loin des discours sur un virage à droite du pays. Interrogé sur la géopolitique, l’écrivain se montre serein : « Poutine ne représente aucun danger pour la France ou le Danemark », déclare-t-il, même s’il pense que la Russie a des visées territoriales sur les pays baltes. Admiratif de la politique isolationniste de Donald Trump, il se montre en revanche dubitatif face à Elon Musk, qu’il dit ne pas comprendre, tout en concédant que cela vient peut-être de l’intelligence du personnage.

Depuis sa maison à la campagne, Michel Houellebecq continue de fasciner par ses contradictions et son regard décapant sur les fractures du monde moderne. Refusant les étiquettes de décliniste ou de cynique, il revendique simplement sa misanthropie. Une posture qui lui permet, une fois encore, de souffler le chaud et le froid sur les certitudes contemporaines.

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