En pleine promotion de son nouveau film Fountain of Youth, Natalie Portman a fait sensation ce lundi 5 mai sur le plateau de C à vous. L’actrice, désormais installée à Paris, y a exprimé son attachement à la culture française… et laissé paraître une gêne palpable face à la situation politique aux États-Unis.
Une admiratrice déclarée d’Augustin Trapenard
Invitée de l’émission de France 5, Natalie Portman n’a pas tari d’éloges à l’égard de La Grande Librairie, émission littéraire qu’elle considère comme un modèle à importer outre-Atlantique. « Augustin Trapenard est une légende », a-t-elle lancé avec enthousiasme, avant de qualifier le programme de « trésor national » et de regretter qu’un tel format n’existe pas aux États-Unis. Une déclaration saluée par la présentatrice Anne-Élisabeth Lemoine, qui y a vu un hommage appuyé au service public culturel français.
Natalie Portman, qui anime elle-même un club de lecture, s’était déjà illustrée sur le plateau d’Augustin Trapenard, où elle avait lu un poème d’Audre Lorde. Ce lundi, elle a réaffirmé son attachement à l’émission : « Je viendrai chaque fois qu’on m’invitera », a-t-elle promis. À travers ses mots, c’est toute la tradition littéraire française qu’elle a saluée, évoquant même avec respect l’héritage de Bernard Pivot et de son émission Apostrophes.
Une réplique glaciale face à Trump, suivie d’un silence éloquent
Mais l’ambiance a changé du tout au tout lorsqu’une remarque politique s’est invitée dans la discussion. Alors que le journaliste Patrick Cohen évoquait les coupes budgétaires infligées par Donald Trump aux programmes culturels, Portman a d’abord répondu par un « Quelle surprise » ironique, avant de s’enfermer dans un mutisme pesant. Regard fixe, expression fermée : sans un mot de plus, l’actrice a laissé transparaître son malaise.
Cette séquence, qui a frappé les téléspectateurs, a témoigné d’un profond désarroi face à la politique de son pays. Le contraste entre l’éloge vibrant de la culture française et ce silence glacial face à la situation américaine en disait long. Une manière, peut-être, pour Natalie Portman de souligner l’importance des espaces culturels comme lieux de résistance.