La BnF accueille les archives de Jean d’Ormesson et Michel Tournier
La BnF accueille les archives de Jean d’Ormesson et Michel Tournier

La Bibliothèque nationale de France (BnF) enrichit encore son patrimoine littéraire en intégrant les fonds manuscrits de deux figures majeures du XXe siècle, Jean d’Ormesson et Michel Tournier. Ces dons viennent compléter une collection prestigieuse où figurent déjà les noms de Victor Hugo, Annie Ernaux ou encore Pascal Quignard.

Deux écrivains majeurs rejoignent les collections patrimoniales

Le 30 juin 2025, la BnF a annoncé la réception de l’intégralité des archives de Jean d’Ormesson, décédé en 2017, à l’occasion du centenaire de sa naissance. Ce legs effectué par sa famille inclut aussi bien ses manuscrits que des correspondances étalées sur plusieurs décennies, révélant l’étendue de ses liens dans les sphères intellectuelles et culturelles françaises. D’après un communiqué de la BnF, ces documents permettent de retracer au plus près la vie de l’écrivain, jusque dans ses déplacements, grâce à la conservation de billets de train et de factures personnelles. Parmi les pièces remarquables figure un dossier consacré à l’élection de Marguerite Yourcenar à l’Académie française.

Quatre jours plus tôt, le 26 juin, la bibliothèque avait officialisé l’arrivée des manuscrits de Michel Tournier, auteur notamment du Roi des Aulnes (prix Goncourt 1970) et de Vendredi ou les Limbes du Pacifique (Grand Prix du roman de l’Académie française 1967). Ce fonds a été confié par ses ayants droit, Laurent et Marie-Claude Féliculis, en l’absence d’héritiers directs. Selon les précisions de l’institution, les documents sont enrichis de nombreuses annotations, ratures et croquis inédits.

Une politique active de conservation des patrimoines littéraires

La BnF poursuit ainsi sa politique de collecte des archives d’écrivains contemporains, vivants ou disparus. Elle cherche notamment à encourager les dons de la part d’auteurs encore en activité. Parmi ceux qui ont déjà accepté de confier leurs fonds figurent Annie Ernaux, prix Nobel de littérature 2022, ou Pascal Quignard, couronné du prix Goncourt en 2002. Cette démarche s’inscrit dans une tradition ancienne, amorcée par Victor Hugo, qui avait prévu ce geste dans son testament rédigé en 1881.

Ces nouvelles entrées viennent consolider le rôle central de la BnF dans la préservation de la mémoire littéraire française.

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