Nicolas Sarkozy ne portera finalement pas de bracelet électronique dans l’affaire Bygmalion. Selon RTL, le juge de l’application des peines du tribunal judiciaire de Paris a accepté sa demande d’aménagement de peine. L’ancien président bénéficiera d’une libération conditionnelle à partir du jeudi 7 mai 2026, une décision accordée notamment en raison de son âge.
La condamnation reste bien en place
Cette décision ne remet pas en cause la condamnation de Nicolas Sarkozy. Elle concerne uniquement la manière dont sa peine sera exécutée. Dans le dossier Bygmalion, lié au financement de sa campagne présidentielle de 2012, l’ancien chef de l’État avait été condamné à un an d’emprisonnement, dont six mois ferme, pour financement illégal de campagne.
Le scénario du bracelet écarté
La partie ferme de cette peine devait initialement être aménagée sous la forme d’une détention à domicile sous surveillance électronique. Mais avec cette libération conditionnelle, Nicolas Sarkozy échappe finalement au port du bracelet électronique dans cette affaire.
Une demande de confusion des peines rejetée
Avant cette décision, la justice avait refusé sa demande de confusion des peines entre l’affaire Bygmalion et l’affaire dite des « écoutes » ou « Bismuth ». Cette procédure aurait pu permettre de considérer que la peine prononcée dans l’affaire Bygmalion était absorbée par une autre peine déjà exécutée. Nicolas Sarkozy a finalement renoncé à faire appel de ce rejet, rendant l’exécution de la peine définitive.
Une mesure possible après 70 ans
En droit français, une personne condamnée âgée de plus de 70 ans peut obtenir une libération conditionnelle sans avoir nécessairement accompli la moitié de sa peine, sous certaines conditions. La justice doit notamment considérer que sa réinsertion est assurée et qu’elle dispose d’un cadre de vie stable.