Soupçonné d’avoir employé sa compagne comme collaboratrice parlementaire, le député Charles Alloncle (UDR) est finalement blanchi par le déontologue de l’Assemblée nationale. Saisie par la présidente de l’institution, Yaël Braun-Pivet, après la publication de photographies par Paris Match, l’instance chargée du contrôle déontologique a conclu à l’absence de tout manquement aux règles encadrant l’emploi des collaborateurs parlementaires.
Cette démarche faisait suite à des clichés publiés par l’hebdomadaire, présentant la collaboratrice comme la compagne de l’élu. Depuis les lois sur la confiance dans la vie politique adoptées en 2017 après l’Affaire Fillon, les parlementaires ne peuvent plus employer leur conjoint, partenaire de Pacs, concubin, parents ou enfants comme collaborateurs sous peine de sanctions pénales.
Les vérifications n’ont révélé aucune irrégularité
Après avoir entendu les deux intéressés et examiné les documents transmis, le déontologue, Rémi Schenberg, a estimé qu’aucune situation de mariage, de Pacs ou de concubinage ne pouvait être établie. Selon l’entourage de la présidente de l’Assemblée, les vérifications effectuées n’ont révélé aucun élément permettant de caractériser une infraction aux règles déontologiques ou à la législation en vigueur.
Réagissant à cette décision, Charles Alloncle a affirmé que la légalité de cette situation avait toujours été respectée. L’élu a également dénoncé les conséquences médiatiques de cette affaire, estimant que son honneur et celui de sa collaboratrice avaient été injustement mis en cause. Il a confirmé que cette dernière conservait ses fonctions au sein de son équipe parlementaire, saluant au passage ses compétences professionnelles.
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