La députée LFI Ersilia Soudais condamnée pour favoritisme dans le choix d'un collaborateur. (DR)
La députée LFI Ersilia Soudais condamnée pour favoritisme dans le choix d’un collaborateur. (DR)

L’information a été révélée par L’Informé. La députée de La France Insoumise, Ersilia Soudais, a été reconnue coupable par le conseil de prud’hommes pour inégalité de traitement au sein de son équipe parlementaire. L’ancienne attachée parlementaire à l’origine de la plainte reprochait à l’élue d’avoir favorisé un autre collaborateur, au détriment de son contrat à durée indéterminée, rompu de manière jugée abusive.

Le tribunal a condamné la députée à verser 2 586 €, incluant le rappel de salaire, les congés payés non pris, les dommages et intérêts ainsi que les frais de justice.

Des allégations de favoritisme

Selon l’ancienne collaboratrice, Ersilia Soudais aurait privilégié un jeune homme étranger avec lequel elle entretiendrait une relation depuis un voyage en Jordanie en 2024. Elle affirme que ce collaborateur a été recruté en CDI et mieux rémunéré que les autres membres de l’équipe, ce qui aurait directement nui à ses propres conditions d’emploi.

La plaignante a dénoncé ce traitement comme une rupture de contrat injustifiée, évoquant un favoritisme basé sur des affinités personnelles plutôt que sur des compétences professionnelles.

Ersilia Soudais invoque une compétence linguistique

L’avocate de Ersilia Soudais a réfuté les accusations personnelles et justifié la différence de traitement par la nécessité professionnelle. Elle a expliqué que le collaborateur concerné parlait arabe, ce qui était jugé indispensable pour accompagner la députée lors de ses déplacements auprès d’associations venant en aide aux femmes victimes de violences : « Elle a besoin d’un interprète arabophone pour certaines missions parlementaires », a souligné l’avocat, précisant que la compétence linguistique constituait un critère objectif justifiant un traitement différencié.

Aucun sanction pénale

Pour le moment, la condamnation impose un paiement symbolique et un rappel des droits de la salariée, mais aucune sanction pénale n’est attachée à ce jugement. La députée n’a pas fait état d’un recours, et l’affaire pourrait servir d’exemple dans le cadre de la régulation des pratiques professionnelles au sein des cabinets parlementaires.

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