L’ancien Premier ministre François Fillon a officiellement renoncé à son pourvoi en cassation, scellant ainsi la fin des recours ordinaires et rendant sa condamnation définitivement applicable. Après des années de procédure, cette décision clôt le volet judiciaire du dossier surnommé le « Penelopegate ».
Une peine confirmée, une inéligibilité maintenue
François Fillon avait été condamné à quatre ans de prison avec sursis, à une amende de 375 000 euros et à cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics liés à l’emploi présumé fictif de son épouse Pénélope Fillon à l’Assemblée nationale. Avec le retrait de son dernier recours, cette décision devient désormais définitive.
Avant ce désistement, l’ancien Premier ministre avait tenté de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme, mais son recours avait été rejeté, confirmant que le procès national avait été conduit conformément aux règles.
Cette décision marque un tournant dans la carrière politique de François Fillon, dont l’image et le parcours ont été profondément affectés depuis l’éclatement de l’affaire en 2017, alors qu’il était candidat à la présidentielle.
Avec le renoncement à la cassation, la peine devient exécutoire et l’inéligibilité de cinq ans ferme la porte à toute candidature électorale pour la durée prévue, mettant un terme définitif à l’un des dossiers judiciaires les plus médiatisés de la Ve République.