L’un des géants mondiaux du jeu vidéo, Electronic Arts, va changer de propriétaires. L’éditeur américain, célèbre pour ses franchises comme Les Sims ou EA Sports FC, a annoncé son acquisition par un consortium composé du fonds saoudien PIF et des sociétés Silver Lake et Affinity Partners. Une opération spectaculaire, estimée à 55 milliards de dollars.
Une prise de contrôle stratégique impliquant des acteurs puissants
Le communiqué publié lundi 29 septembre confirme que la transaction sera entièrement réglée en numéraire et devrait être finalisée d’ici le printemps 2026, sous réserve de l’aval des autorités de régulation. L’action EA sera alors retirée de la Bourse de New York, où elle a enregistré une hausse de plus de 5 % dans les heures suivant l’annonce.
Derrière ce rachat, on retrouve le puissant fonds souverain saoudien PIF (Public Investment Fund), déjà très actif dans les secteurs du sport et des nouvelles technologies, épaulé par les firmes américaines Silver Lake et Affinity Partners, cette dernière fondée par Jared Kushner, gendre de Donald Trump. Ensemble, ils mettent la main sur un éditeur qui pèse lourd dans l’industrie vidéoludique mondiale.
Des franchises majeures et une base de joueurs solide
Fondée en Californie, Electronic Arts s’est imposée comme un acteur central du secteur grâce à des licences cultes. Parmi elles, Fifa – rebaptisé EA Sports FC en 2023 après la fin du partenariat avec la Fédération internationale – reste une référence. Malgré ce changement de nom, EA Sports FC 24 est devenu le jeu le plus vendu en Europe de l’Ouest l’an dernier, selon les données communiquées par l’entreprise.
EA détient aussi les droits de production de plusieurs jeux sous licence officielle : Madden pour la NFL, NHL pour le hockey, UFC pour les arts martiaux mixtes, et F1 pour la Formule 1. À cela s’ajoute The Sims, franchise historique lancée il y a plus de 25 ans, qui continue d’attirer de nouveaux joueurs. En mai 2024, l’éditeur indiquait que 85 millions de personnes avaient joué au jeu au moins une fois.
Cette acquisition confirme l’intérêt croissant des grands investisseurs pour les entreprises du jeu vidéo, considérées comme des piliers du divertissement numérique. Pour EA, l’entrée dans le giron de ce consortium pourrait annoncer une nouvelle phase d’expansion, mais aussi susciter des interrogations sur les orientations futures, notamment face à l’implication de fonds aux ambitions géopolitiques affirmées comme le PIF saoudien.
Que retenir rapidement ?
L’un des géants mondiaux du jeu vidéo, Electronic Arts, va changer de propriétaires. L’éditeur américain, célèbre pour ses franchises comme Les Sims ou EA