Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fermement écarté samedi l’idée que l’Ukraine puisse céder des terres à la Russie en échange de la paix, après que Donald Trump a évoqué un possible « échange de territoires » dans le cadre d’un accord. Zelensky a insisté : « Les Ukrainiens ne donneront pas leurs terres à l’occupant » et « l’intégrité territoriale inscrite dans notre Constitution est non négociable ».
Cette déclaration survient à moins d’une semaine de la rencontre prévue le 15 août en Alaska entre Donald Trump et Vladimir Poutine, présentée par Washington comme une tentative de mettre fin à plus de trois ans de guerre. Trump a indiqué que ce sommet précéderait toute discussion avec Zelensky, ce que Kiev rejette, jugeant que « toute décision prise sans l’Ukraine est une décision contre la paix ».
Un front européen uni derrière Kiev
Samedi, les responsables ukrainiens et européens se sont retrouvés en Angleterre à l’initiative du vice-président américain JD Vance et du chef de la diplomatie britannique David Lammy. Emmanuel Macron a réaffirmé, après un échange avec Zelensky, Keir Starmer et le chancelier allemand Friedrich Merz, que « l’avenir de l’Ukraine ne peut se décider sans les Ukrainiens » et que la sécurité européenne était directement en jeu.
Pendant ce temps, le Kremlin affirme que la tenue du sommet en Alaska a une portée symbolique, rappelant que ce territoire fut vendu par la Russie aux États-Unis en 1867. Certains analystes estiment que Moscou pourrait tenter d’utiliser cette référence historique pour appuyer ses revendications territoriales.
Sur le terrain, les combats se poursuivent : deux civils ont été tués et seize blessés par un drone russe près de Kherson, tandis que deux autres sont morts dans la région de Zaporijjia. Kiev affirme avoir abattu 16 des 47 drones russes lancés dans la nuit. De son côté, Moscou annonce avoir intercepté 97 drones ukrainiens au-dessus de la Russie et de la mer Noire, ainsi que 21 autres samedi matin.