La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré qu’elle n’avait aucune objection de principe à l’achat d’armes aux États-Unis, malgré le changement de cap politique sous la présidence de Donald Trump, selon une interview accordée à l’hebdomadaire allemand Die Zeit.
Dans l’entretien publié mardi, von der Leyen a affirmé qu’il était possible d’acheter des armes américaines, bien qu’elles puissent être techniquement désactivées par Washington. Elle a toutefois exprimé sa préférence personnelle pour une augmentation de la production d’armement au sein de l’Europe.
La politicienne, membre de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), a souligné qu’actuellement, la majorité des équipements militaires achetés par les pays de l’Union européenne proviennent de l’extérieur de l’Europe.
Elle a noté que cette situation crée également des emplois de qualité et favorise la recherche et le développement dans ces régions.
Von der Leyen a exprimé le souhait que la production soit davantage localisée en Europe à l’avenir, y compris via des entreprises américaines qui pourraient développer et fabriquer leurs produits sur le sol européen.
Elle a insisté sur l’importance de veiller à ce que les milliards investis par l’Union européenne aient un impact positif sur l’économie européenne.
L’Union européenne prévoit une importante montée en puissance de ses capacités de défense, avec l’adoption récente par les dirigeants de plusieurs mesures proposées par la Commission européenne.
Parmi ces mesures figurent des prêts de l’UE à hauteur de 150 milliards d’euros (169 milliards de dollars), ainsi que l’exclusion des dépenses de défense des règles budgétaires de l’Union.