Le président américain Donald Trump a signé vendredi un décret exécutif ouvrant la voie à une nouvelle politique visant à désigner certains États comme responsables de détentions arbitraires de citoyens américains. Cette mesure prévoit la possibilité d’imposer des sanctions et d’autres restrictions aux pays accusés de telles pratiques.
Un haut responsable américain a indiqué que la Chine et l’Iran figuraient parmi les pays susceptibles d’être examinés dans le cadre de cette initiative. Le texte reflète la volonté de l’administration Trump de faire du retour des Américains détenus à l’étranger une priorité de politique étrangère.
Cette nouvelle approche s’inscrit dans la lignée d’autres dispositifs de pression diplomatique adoptés par Washington, qui voit dans les arrestations arbitraires un outil utilisé par certains gouvernements pour obtenir des concessions politiques ou économiques.
La désignation d’un État comme « sponsor de détentions injustifiées » permettrait aux États-Unis d’activer un éventail de mesures coercitives, allant des sanctions financières à des restrictions de visas, afin d’obtenir la libération des ressortissants américains concernés.
Avec ce décret, la Maison Blanche envoie un message direct à ses adversaires : les détentions jugées arbitraires seront désormais traitées comme une menace majeure aux intérêts et à la sécurité des citoyens américains à l’étranger.