Fermeture du gouvernement américain : Trump gèle 26 milliards de dollars destinés aux États démocrates (AP)
Fermeture du gouvernement américain : Trump gèle 26 milliards de dollars destinés aux États démocrates (AP)

Le président américain Donald Trump doit prendre la parole mardi devant l’Assemblée générale des Nations unies, sur fond de crises internationales allant de Gaza à l’Ukraine et de doutes croissants quant à la volonté des États-Unis d’assumer un rôle de leadership mondial.

Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Trump a bouleversé la diplomatie américaine : réduction massive de l’aide étrangère, imposition de tarifs douaniers aux alliés comme aux rivaux, et rapprochement affiché, bien que souvent instable, avec la Russie.

Cette politique de rupture s’inscrit dans la continuité de sa première présidence, marquée par un profond scepticisme à l’égard du multilatéralisme. Plusieurs agences et programmes des Nations unies ont déjà vu le financement américain suspendu ou réduit, alimentant les inquiétudes quant à l’avenir de l’organisation.

Mardi, quelque 150 chefs d’État ou de gouvernement doivent s’exprimer devant l’Assemblée générale. Trump interviendra en deuxième position, après l’ouverture de la session prévue à 9 heures (13h GMT).

Ce discours intervient alors que son second mandat est marqué par des coupes budgétaires sévères dans l’aide internationale, suscitant des craintes humanitaires. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déjà annoncé vouloir rationaliser les dépenses et améliorer l’efficacité de l’organisation pour faire face à ces restrictions.

En parallèle, Trump a multiplié les initiatives diplomatiques, avec un succès limité jusqu’ici, pour tenter de régler certains des conflits les plus persistants de la scène internationale. Mais ses choix, centrés sur la doctrine « America First », laissent planer le doute sur l’engagement durable des États-Unis envers la coopération mondiale.

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