Trump promet de soutenir la Syrie après sa rencontre historique avec le président Ahmed al-Sharaa à Washington (AP)
Trump promet de soutenir la Syrie après sa rencontre historique avec le président Ahmed al-Sharaa à Washington (AP)

Le président américain Donald Trump a promis lundi de « faire tout son possible pour que la Syrie réussisse », à l’issue d’une rencontre inédite à la Maison-Blanche avec le président syrien Ahmed al-Sharaa. Cette visite marque la première venue d’un chef d’État syrien à Washington et symbolise un spectaculaire rapprochement entre les deux pays après plus d’une décennie d’hostilité.

Ahmed al-Sharaa, ancien chef rebelle et ex-commandant affilié à Al-Qaïda, a pris le pouvoir en décembre dernier après avoir renversé Bachar al-Assad. Depuis, il s’efforce de repositionner la Syrie sur la scène internationale en rompant avec Téhéran et Moscou pour se rapprocher de la Turquie, des pays du Golfe et des États-Unis.

L’un des principaux objectifs de sa visite était d’obtenir la levée des sanctions américaines imposées sous la loi César, adoptée en 2019 pour punir le régime Assad pour ses crimes de guerre. Alors que le Congrès reste divisé sur cette question, le département du Trésor a prolongé de 180 jours la suspension partielle de ces sanctions.

Trump a salué Sharaa comme un « dirigeant fort », tout en reconnaissant son passé controversé. « Nous avons tous eu un passé difficile », a-t-il déclaré, affirmant vouloir accompagner la Syrie dans sa reconstruction et sa réintégration dans la coalition internationale contre l’État islamique.

La rencontre intervient quelques jours après la révélation par les services de sécurité syriens de deux complots d’assassinat présumés de l’État islamique visant Sharaa. Damas affirme avoir arrêté plus de 70 suspects dans le cadre d’une vaste opération antiterroriste.

Sur le plan diplomatique, Washington envisage désormais d’établir une présence militaire symbolique près de Damas, tandis que des discussions exploratoires auraient lieu pour un accord de sécurité entre la Syrie et Israël, sous médiation américaine.

Pour Trump, cette ouverture vers Damas s’inscrit dans une stratégie régionale plus large : consolider la trêve à Gaza, contenir l’Iran et repositionner les États-Unis comme arbitre central au Moyen-Orient.

Ahmed al-Sharaa, 43 ans, qui avait été emprisonné par les forces américaines en Irak dans les années 2000, se présente aujourd’hui comme un homme de transition et de réconciliation. Son passé de chef jihadiste, ses alliances fluctuantes et sa capacité à stabiliser un pays encore profondément fragmenté demeurent toutefois des sujets de méfiance, tant à Washington qu’au sein de la communauté internationale.

Que retenir rapidement ?

Le président américain Donald Trump a promis lundi de « faire tout son possible pour que la Syrie réussisse », à l’issue d’une rencontre inédite à la Maiso

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