Trump presse les dirigeants africains d'accueillir les migrants expulsés dans le cadre de futurs accords
Trump presse les dirigeants africains d'accueillir les migrants expulsés dans le cadre de futurs accords

WASHINGTON, 10 juillet – Le président américain Donald Trump a demandé à plusieurs dirigeants africains de collaborer à l’accueil de migrants expulsés des États-Unis et d’autres pays occidentaux, ont indiqué mercredi plusieurs sources proches des discussions. Cette demande s’inscrirait dans une stratégie plus large visant à établir des « accords sur les pays tiers sûrs », permettant d’envoyer des demandeurs d’asile vers des pays africains partenaires.

Trump a formulé cette proposition lors d’un déjeuner organisé mardi à la Maison Blanche en l’honneur des chefs d’État du Gabon, de la Guinée-Bissau, du Libéria, de la Mauritanie et du Sénégal. Selon deux sources ayant eu connaissance directe de l’échange, le président américain aurait mis en avant la nécessité de « renforcer la coopération migratoire » entre les États-Unis et l’Afrique en évoquant la possibilité de voir ces pays accueillir des migrants refoulés.

« Nous devons construire un nouveau système de coopération », aurait déclaré Trump, en soulignant que ces accords pourraient être avantageux pour les pays concernés sous forme d’aide économique et de partenariats sécuritaires. Il aurait également insisté sur la nécessité d’alléger la pression migratoire pesant sur les frontières américaines et européennes.

La Maison Blanche n’a pas immédiatement commenté ces déclarations, et aucun des gouvernements africains présents n’a encore publié de réaction officielle. Toutefois, selon les mêmes sources, certains dirigeants africains auraient exprimé des réserves sur la faisabilité et les implications humanitaires d’un tel projet, qui pourrait nécessiter des infrastructures et des garanties juridiques importantes.

Cette initiative intervient alors que Trump, engagé dans une nouvelle campagne présidentielle, multiplie les annonces visant à durcir la politique migratoire américaine. Il a déjà proposé une expansion des centres de rétention hors du territoire national et une intensification des expulsions.

Des organisations de défense des droits humains ont immédiatement critiqué cette approche. « Les pays africains ne doivent pas être transformés en décharges à migrants pour les puissances occidentales », a déclaré un représentant de Human Rights Watch, soulignant les risques de violations des droits fondamentaux en l’absence de garanties solides pour les personnes concernées.

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