La Maison Blanche a fermement rejeté mercredi un article du Wall Street Journal affirmant que le président américain Donald Trump aurait été informé en mai par le ministère de la Justice que son nom apparaissait dans les dossiers liés à Jeffrey Epstein. Qualifiant ces révélations de « fake news », l’administration Trump dénonce une manœuvre politique orchestrée par ses opposants.
« Ce n’est rien d’autre qu’une continuation des fausses nouvelles concoctées par les démocrates et les médias libéraux », a déclaré Steven Cheung, porte-parole de la Maison Blanche, dans un communiqué diffusé par courriel. Cette réaction survient après la publication d’un article du prestigieux quotidien financier évoquant un briefing confidentiel entre des responsables du ministère de la Justice et le président américain au sujet des « Epstein Files ».
Le dossier Epstein, du nom du financier et délinquant sexuel condamné, mort en prison en 2019, continue d’alimenter soupçons et théories. Des centaines de documents liés à ses relations avec des personnalités du monde politique, économique et culturel font encore l’objet d’une vive attention. Si Donald Trump n’a jamais été accusé dans cette affaire, son nom a circulé à plusieurs reprises en raison de liens passés avec Epstein.
Le Wall Street Journal avait déjà évoqué cette semaine des tensions au sein de l’administration concernant la gestion de l’affaire. Toutefois, aucune preuve concrète n’est venue étayer les allégations d’une implication directe du président. La Maison Blanche affirme que ces rumeurs relèvent d’une campagne de désinformation, visant à entacher l’image du chef de l’État à l’approche d’échéances politiques majeures.
Les classeurs estampillés « The Epstein Files: Phase 1 » photographiés à la sortie de l’aile ouest de la Maison Blanche plus tôt cette année avaient déjà suscité des spéculations, relancées par le refus d’un juge fédéral de Floride de divulguer les transcriptions du grand jury sur l’affaire.
Alors que les pressions montent pour que davantage d’informations soient rendues publiques, l’administration Trump tente de reprendre la main sur une affaire sensible, dont les ramifications continuent d’alimenter les débats dans l’opinion américaine.