Les dirigeants mondiaux se réuniront la semaine prochaine à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies, marquée par le retour attendu du président américain Donald Trump à la tribune, alors que les guerres à Gaza et en Ukraine dominent l’actualité internationale.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a décrit un contexte particulièrement sombre, évoquant des « eaux turbulentes, voire inexplorées ». « Les divisions géopolitiques se creusent. Les conflits font rage. L’impunité s’intensifie. Notre planète surchauffe », a-t-il déclaré mardi, en soulignant que la coopération internationale est aujourd’hui « mise à rude épreuve comme jamais ».
L’Assemblée générale, qui doit durer six jours, verra près de 150 chefs d’État et de gouvernement, ainsi que de nombreux ministres, prononcer des discours devant l’organisation mondiale de 193 membres. Parmi les temps forts, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’adressera à l’assemblée au lendemain du lancement par Israël d’une vaste offensive terrestre sur Gaza.
Les tensions autour du programme nucléaire iranien figureront également à l’ordre du jour. Washington a déjà menacé de réimposer des sanctions de l’ONU contre Téhéran lors d’une réunion de haut niveau. Parallèlement, la France et l’Arabie saoudite prévoient d’accueillir un sommet consacré à la relance d’une solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien.
Cette 80e Assemblée générale sera aussi l’occasion pour Donald Trump de renouer avec la scène multilatérale, après avoir multiplié les gestes de rupture avec l’ONU durant son mandat : réduction du financement américain, retrait de l’UNESCO et du Conseil des droits de l’homme, arrêt du soutien à l’UNRWA et volonté affichée de quitter l’Accord de Paris sur le climat et l’Organisation mondiale de la santé.
Dans un climat de méfiance et de tensions croissantes, sa présence devrait donner un relief particulier à cette session annuelle qui s’ouvre sur fond d’incertitudes géopolitiques et humanitaires majeures.