Le président américain Donald Trump a annoncé mardi le retrait des États-Unis de l’UNESCO, l’agence onusienne chargée de l’éducation, de la science et de la culture, marquant ainsi la deuxième sortie du pays sous son autorité. Cette décision, qui prendra effet à la fin de l’année prochaine, s’inscrit dans une politique étrangère axée sur le nationalisme et la méfiance envers les institutions multilatérales.
La Maison Blanche justifie ce désengagement par le fait que l’UNESCO soutiendrait des « causes culturelles et sociales éveillées et clivantes », selon les mots de sa porte-parole, Anna Kelly. Elle a affirmé que ces orientations étaient « totalement en décalage avec les politiques de bon sens pour lesquelles les Américains ont voté ». L’administration Trump dénonce également l’adhésion de l’organisation à un « programme mondialiste » jugé incompatible avec la doctrine « America First ».
Fondée après la Seconde Guerre mondiale et basée à Paris, l’UNESCO a pour mission de promouvoir la paix et la coopération internationale à travers l’éducation, la culture et la science. Le retrait américain constitue un revers symbolique pour cette organisation, qui avait vu Washington réintégrer ses rangs en 2023 sous la présidence de Joe Biden.
La directrice générale de l’UNESCO a qualifié la décision américaine de « regrettable mais attendue », soulignant qu’elle affaiblit les efforts communs face aux défis mondiaux, notamment l’accès universel à l’éducation, la préservation du patrimoine et la liberté d’expression. Elle a toutefois assuré que l’agence poursuivrait son mandat en coopération avec les autres États membres.
Israël, souvent en désaccord avec l’UNESCO sur certaines de ses résolutions, notamment celles concernant Jérusalem et les territoires palestiniens, a salué le retrait des États-Unis. Cette position renforce une alliance politique et idéologique forte entre Washington et Tel-Aviv sous l’administration Trump.
Ce nouveau retrait vient s’ajouter à une série d’autres désengagements décidés par le président américain vis-à-vis d’institutions internationales, notamment l’Organisation mondiale de la santé ou l’Accord de Paris sur le climat lors de son premier mandat. À nouveau, Trump affirme vouloir se concentrer sur les intérêts exclusifs des États-Unis, au détriment d’une approche multilatérale qu’il juge inefficace et contraire à la souveraineté nationale.