DUBAI – Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi que les États-Unis étaient « très proches » de conclure un accord nucléaire avec l’Iran, précisant que Téhéran avait « en quelque sorte » accepté les termes en discussion. Cette déclaration intervient alors que Trump poursuit une tournée dans les pays du Golfe, au cours de laquelle il a multiplié les appels à la paix et à la désescalade.
« Nous sommes en négociations très sérieuses avec l’Iran pour une paix à long terme », a déclaré Trump, selon un compte-rendu partagé par l’AFP. Il a évoqué deux voies possibles : une solution diplomatique, qualifiée de « très, très belle étape », et une option violente qu’il souhaiterait éviter. « Je ne veux pas le faire de cette manière », a-t-il assuré.
Les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis ont repris récemment à Oman, mais des responsables iraniens ont indiqué qu’il subsistait encore plusieurs points de désaccord. Malgré la volonté affichée des deux camps de privilégier la diplomatie pour résoudre un différend vieux de plusieurs décennies, des lignes rouges persistantes compliquent l’éventualité d’un accord durable.
Le président iranien Masoud Pezeshkian a vivement réagi aux propos de Trump, accusant Washington de semer l’instabilité dans la région. « Trump pense qu’il peut nous sanctionner et nous menacer, puis parler de droits humains. Tous les crimes et l’instabilité régionale viennent des États-Unis », a-t-il dénoncé, estimant que le président américain cherche à « créer de l’instabilité en Iran ».
Les États-Unis exigent que l’Iran cesse complètement d’enrichir de l’uranium, une demande que Téhéran qualifie de « ligne rouge », réaffirmant son droit souverain à mener ces activités sur son territoire. Toutefois, des responsables iraniens ont laissé entendre qu’ils seraient prêts à réduire le niveau d’enrichissement et à diminuer les stocks d’uranium hautement enrichi.
L’Iran insiste néanmoins pour que le niveau de stock ne descende pas en dessous des seuils fixés dans l’accord de 2015, dont Trump s’était retiré unilatéralement. Un responsable iranien a précisé que Téhéran était disposé à faire des concessions, mais que Washington refusait toujours de lever les sanctions majeures, ce qui constitue un point de blocage important.
La manière et le calendrier du retrait de l’uranium enrichi, ainsi que sa destination finale, restent également au cœur des désaccords. Alors que Téhéran souhaite que cette réduction se fasse par étapes, les États-Unis exigent une approche plus immédiate. Ces divergences rendent l’issue des négociations encore incertaine, malgré l’optimisme affiché par le président Trump.