La Corée du Sud a déclaré samedi qu’elle ne pouvait pas verser immédiatement 350 milliards de dollars d’investissements aux États-Unis, comme l’a suggéré le président Donald Trump dans le cadre d’un accord visant à réduire les droits de douane.
Un conseiller présidentiel sud-coréen a expliqué que ce montant colossal, demandé sous forme de paiement « en avance », serait impossible à assumer sans risquer de plonger la quatrième économie d’Asie dans une crise financière. Séoul a précisé que l’engagement pris en juillet entre les deux pays devait plutôt se traduire par des prêts, des garanties de prêts et des prises de participation.
Trump avait annoncé plus tôt cette semaine que Séoul financerait la totalité de la somme d’un seul coup, en décalage avec les explications répétées de la partie sud-coréenne. « La position que nous défendons n’est pas une tactique de négociation, mais un constat objectif et réaliste : ce n’est pas un niveau que nous pouvons supporter », a insisté le conseiller à la sécurité nationale, Wi Sung-lac, sur la chaîne Channel A News.
En juillet, les deux alliés avaient convenu de ramener les droits de douane américains sur certains produits sud-coréens de 25 % à 15 %, dans un geste présenté comme un renforcement du partenariat économique bilatéral. Mais le désaccord sur les modalités financières continue d’alimenter les tensions autour de l’accord.
Que retenir rapidement ?
La Corée du Sud a déclaré samedi qu’elle ne pouvait pas verser immédiatement 350 milliards de dollars d’investissements aux États-Unis, comme l’a suggéré l