Réarmement russe : Merz tacle les élus américains et soutient Trump sur l’OTAN
Réarmement russe : Merz tacle les élus américains et soutient Trump sur l’OTAN

Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré vendredi que certains parlementaires américains ne mesurent pas l’ampleur du réarmement massif entrepris par la Russie depuis le début de la guerre en Ukraine. Cette critique intervient au lendemain de sa rencontre avec le président Donald Trump à la Maison Blanche, lors de laquelle il a plaidé pour un maintien de l’engagement américain envers l’OTAN.

« J’ai rencontré quelques sénateurs au Capitole et je leur ai dit de bien vouloir examiner le réarmement que la Russie est en train de faire. Ils n’ont clairement aucune idée de ce qui se passe là-bas en ce moment », a affirmé Merz, lors d’un discours à la Journée des entrepreneurs familiaux allemands à Berlin. Il n’a pas précisé quels élus étaient visés.

Depuis son invasion à grande échelle de l’Ukraine en février 2022, la Russie a réorienté son industrie de défense vers une production en continu, 24 heures sur 24, et a renforcé sa coopération militaire avec la Corée du Nord et l’Iran. Elle prévoit de porter son budget militaire à un niveau record de 13 500 milliards de roubles en 2025, absorbant près d’un tiers de l’ensemble de ses dépenses publiques. Moscou nie cependant toute volonté d’attaquer un membre de l’OTAN, affirmant agir pour se défendre contre un Occident perçu comme menaçant.

Friedrich Merz, arrivé au pouvoir en mai, fait partie des dirigeants européens qui cherchent à rassurer Trump quant à l’engagement de l’Europe envers sa propre défense. Lors de leur rencontre, le président américain a rejeté catégoriquement l’idée d’un retrait des États-Unis de l’OTAN, ce qui a été salué par Merz comme un signal positif.

Déjà, l’Allemagne a considérablement relevé ses dépenses militaires depuis l’invasion russe, et Merz a réussi à faire modifier la constitution allemande pour exclure ces investissements des règles strictes d’endettement. Il a également promis d’y ajouter 1,5 % du PIB pour des infrastructures à usage militaire et civil, en ligne avec les exigences de Trump, qui appelle à porter les dépenses de défense des membres de l’alliance à 5 % du PIB.

« Que cela nous plaise ou non, nous resterons dépendants des États-Unis… pendant encore longtemps », a conclu le chancelier, réaffirmant ainsi l’importance de l’alliance transatlantique face aux ambitions militaires du Kremlin.

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