Le président russe Vladimir Poutine n’a concédé aucune ouverture vendredi sur les conditions qu’il pose pour mettre fin à la guerre en Ukraine, affirmant que la responsabilité d’un éventuel règlement incombe désormais à Kyiv et à ses soutiens européens. Il a également accusé l’Union européenne d’avoir tenté de s’approprier illégalement les avoirs russes gelés, une initiative qu’il a qualifiée de « vol à la vue de tous ».
S’exprimant lors de sa conférence de presse annuelle, largement dominée par la guerre en Ukraine, Vladimir Poutine a réaffirmé que Moscou restait disposé à mettre fin au conflit, mais uniquement sur la base des principes déjà exposés par la Russie en 2024. Il a estimé que l’Ukraine n’était pas prête à engager de véritables négociations de paix et que les dirigeants européens faisaient obstacle à une solution diplomatique.
Le chef du Kremlin a saisi l’occasion pour critiquer vivement les débats européens autour de l’utilisation des avoirs russes gelés afin de financer l’aide à l’Ukraine. Selon lui, l’abandon par l’UE de ce projet démontre son caractère juridiquement infondé et confirme que Moscou avait raison de dénoncer une tentative de spoliation. Il a averti que toute action future en ce sens aurait de graves conséquences.
Sur le plan militaire, Vladimir Poutine a répété que la Russie poursuivrait ses objectifs tant que ses exigences de sécurité ne seraient pas satisfaites. Il a présenté la situation sur le front comme favorable à Moscou et a rejeté les accusations occidentales selon lesquelles la Russie chercherait à prolonger indéfiniment la guerre.
La conférence de presse a également été marquée par plusieurs incidents techniques, notamment l’apparition de commentaires déplacés à l’écran lors de la diffusion en direct, sans que cela n’interrompe l’intervention du président. Malgré les efforts diplomatiques en cours, notamment du côté américain, les déclarations de Vladimir Poutine confirment l’impasse persistante et l’éloignement de toute perspective de compromis à court terme.