La Russie et son allié, le Bélarus, ont apporté jeudi un soutien visible à Nicolas Maduro, alors que le président américain Donald Trump intensifie ses efforts pour pousser le dirigeant vénézuélien vers la sortie. Cette mobilisation diplomatique intervient alors que la possibilité d’un départ en exil de Maduro gagne en crédibilité.
Selon plusieurs sources, Maduro a indiqué à Trump lors d’un appel téléphonique le 21 novembre qu’il accepterait de quitter le Venezuela si lui et sa famille obtenaient une amnistie juridique complète. Cette condition reste au cœur des discussions informelles qui se poursuivent autour de son avenir politique.
Dans une démonstration publique de soutien, Vladimir Poutine a contacté Maduro pour lui réaffirmer son appui. Parallèlement, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a reçu à Minsk l’ambassadeur vénézuélien Jesús Rafael Salazar Velázquez, sa deuxième rencontre avec lui en moins de trois semaines. Loukachenko avait déjà laissé entendre fin novembre que Maduro serait « toujours le bienvenu » en Bélarus.
Selon l’agence d’État biélorusse Belta, Loukachenko a rappelé jeudi qu’un accord avait été conclu avec l’émissaire vénézuélien pour coordonner plusieurs dossiers liés à la situation politique de Caracas. Il a indiqué attendre une nouvelle rencontre afin de prendre « la décision appropriée » une fois certains points réglés.
Cette intensification des signaux diplomatiques russes et biélorusses intervient alors que Trump affirme publiquement que « les jours de Maduro sont comptés », alimentant les spéculations sur un éventuel départ négocié du président vénézuélien après des années de crise politique et économique.